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«J’approche du but»

Les avis semblent unanimes, Alexander Zverev sera bientôt numéro un

L’Allemand Alexander Zverev a connu une progression fulgurante dans le classement de l’ATP depuis deux ans.
Photo martin chevalier L’Allemand Alexander Zverev a connu une progression fulgurante dans le classement de l’ATP depuis deux ans.

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Les analystes de tennis n’hésitent pas à le décrire comme le futur numéro un mondial, mais ils ne sont pas les seuls à penser ainsi.

Alexander Zverev mérite aussi les éloges de ses pairs et pas n’importe lesquels : Roger Federer et Rafael Nadal, qui d’ailleurs le réclament fréquemment comme partenaire d’entraînement. C’est tout dire.

Si le huitième joueur mondial ne cache pas être flatté de ces propos formulés à son endroit, il garde les deux pieds sur terre.

« C’est toujours plaisant d’entendre des commentaires de la part de Nadal et de Federer, qui pensent que je peux devenir numéro un, raconte l’Allemand âgé de 20 ans à peine. Ils ont déjà occupé cette position et ils savent comment y parvenir.

« Mais personnellement, je ne me laisse pas déranger par cette pression de pouvoir devenir un jour le meilleur joueur.

« J’ai du travail devant moi. J’approche du but, poursuit-il, mais je suis encore derrière eux. Nadal et Federer ont tellement gagné dans le passé et le font encore. Ils ont remporté les trois tournois majeurs de la saison et les cinq Masters 1000 disputés jusqu’ici sauf... un. »

L’exception, c’est le tournoi de Rome, que Zverev a justement gagné en mai pour devenir d’ailleurs le premier joueur né après 1990 à remporter une compétition aussi importante.

« Ç’a été une grosse victoire pour moi, relate le jeune athlète. Une victoire à laquelle, honnêtement, je ne m’attendais pas. »

Brillant sur toutes les surfaces

On dit également de lui qu’il est l’un des joueurs les plus polyvalents du tennis masculin. Il peut en effet exceller sur tous les types de surface de jeu : dure, gazon ou terre battue.

À Wimbledon, notamment, il a livré en juin une dure bataille au Canadien Milos Raonic, devant lequel il s’est incliné en cinq manches au quatrième tour.

En Australie (Melbourne), en début de saison, c’est au terme d’un autre marathon de cinq sets qu’il a dû s’avouer vaincu face à Nadal au troisième tour.

10 kilos de... muscle

À part sa victoire à Rome, Zverev dit ne pas être surpris de sa saison fructueuse qui l’a vu remporter trois autres tournois, dont celui de Washington, la semaine dernière.

« J’ai prouvé au cours des récents mois que je peux battre les meilleurs. Je veux encore améliorer mon sort au classement, nous ne sommes qu’en août. Il reste encore beaucoup de tennis à jouer. »

Ce n’est pas l’effet du hasard si son nom figure maintenant dans le top 10 de l’ATP.

« J’ai pris 10 kilos de muscle au cours des trois dernières années, explique-t-il. Ça m’a beaucoup aidé à vaincre les meilleurs joueurs. »

Le choc des générations

Quand on parle du futur grand champion de tennis, le nom de Zverev est constamment mentionné, mais le principal intéressé, lui, n’hésite pas à avancer le nom de l’Autrichien Dominic Thiem, 7e joueur mondial.

« Autant lui que moi ne ménageons pas les efforts pour atteindre le sommet, affirme Zverev. Et pour prendre la relève, un jour espère-t-on, des grands animateurs du circuit [Nadal, Federer, Andy Murray et Novak Djokovic]. Nous avons les mêmes ambitions. »

L’Allemand s’est entraîné mardi après-midi en prévision de sa toute première présence à la Coupe Rogers à Montréal. Il affrontera le Français Richard Gasquet qui, la veille, est venu à bout du jeune Canadien Brayden Schnur, non sans peine.

Cette rencontre est la troisième de la journée prévue (vers environ 16 h 30) au court Banque Nationale.