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Un Québécois veut faire de la Chine une puissance de hockey

Il travaille avec deux légendes de ce sport pour développer le hockey à Pékin

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Un Québécois travaille fort pour que son rêve de voir un jour la Chine battre le Canada au hockey sur glace se réalise.

Mark Simon habite en Chine depuis 2005 et travaille notamment avec l’ancien entraîneur Mike Keenan et l’ancienne vedette Phil Esposito pour mettre en place un programme de hockey qui fera de la Chine une puissance mondiale.

« Le hockey est un sport parfait pour la Chine. On y met traditionnellement de l’avant les sports individuels, mais plusieurs parents désirent que leur enfant fasse un sport d’équipe. Le pays compte 1 milliard de personnes, le potentiel est énorme. Il y a encore beaucoup de travail à faire, par contre, surtout en ce qui a trait à la culture et aux valeurs », explique Mark Simon.

Même s’il rêve de voir un jour la Chine vaincre le Canada, Mark Simon est bien conscient que ça ne se fera pas dans un avenir rapproché. La Chine occupe le 37e rang mondial et il n’y a qu’une trentaine de patinoires de taille conforme au hockey en Chine. Les coûts pour les utiliser sont très élevés puisqu’elles appartiennent à des intérêts privés. Si bien, que les parents doivent débourser jusqu’à 10 000 $ par saison. Mark Simon espère convaincre le gouvernement chinois d’adopter son programme de hockey et de rendre ce sport plus accessible.

L’an dernier, il s’est joint au Red Star de Pékin, nouvelle équipe de la KHL, une ligue professionnelle russe où évoluent plusieurs anciens joueurs de la Ligue nationale. M. Simon est responsable des ventes et du marketing, en plus de contribuer à la mise en place d’un nouveau programme de développement. Le passionné contribue également à la construction de nouveaux arénas partout en Asie.

Culture à développer

Il y a également d’importantes lacunes pour ce qui est de la formation des entraîneurs et de leur attitude envers les enfants.

« J’ai vu un entraîneur prendre un élan de baseball et frapper un jeune avec un bâton. J’étais vraiment fâché. Il m’a dit : ‘‘we’re in China.’’ Pour moi, c’est du hockey, et la culture du hockey est pareille partout. Les jeunes doivent avant tout avoir du plaisir s’ils veulent s’améliorer. Il faut que ce soit un party », explique Mark Simon, précisant que le châtiment corporel est encore monnaie courante en Chine.

Pour toutes ces raisons, les jeunes Chinois abandonnent le hockey très tôt. Il n’y a pas suffisamment de joueurs pour maintenir le programme pour les plus de 13 ans.

L’arrivée de la KHL en Chine devrait faciliter l’implantation d’une structure s’apparentant à ce qui se fait en Amérique du Nord.

En plus d’offrir un modèle aux jeunes Chinois, l’influence de l’équipe devrait permettre la construction de nouveaux arénas et une formation plus adéquate des entraîneurs.

Selon M. Simon, le nombre de joueurs de hockey est passé de 120 à 2500 dans la région de Pékin au cours des 10 dernières années, mais c’est toujours très peu.

« 2500 sur 25 millions, c’est zéro. On ne s’en va nulle part s’il n’y a pas de changement ».