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Bombe à Saguenay

Le candidat à la mairie Jean-Pierre Blackburn claque la porte du PCS

Jean-Pierre Blackburn demeure candidat indépendant à la mairie de Saguenay 
après avoir quitté la tête du Parti des citoyens lundi matin.
Photo Roger Gagnon Jean-Pierre Blackburn demeure candidat indépendant à la mairie de Saguenay après avoir quitté la tête du Parti des citoyens lundi matin.

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Le candidat à la mairie Jean-Pierre Blackburn a pris tout le monde par surprise lundi matin en annonçant qu’il quittait la direction du Parti des citoyens de Saguenay, et ce, un peu moins de trois mois avant les élections municipales.

« Je vous annonce que je reprends à partir de maintenant ma liberté, [...] j’étais dans un carcan et j’y mets fin. Je le brise ! », a indiqué le candidat en conférence de presse improvisée en vitesse lundi matin à l’hôtel Delta de Jonquière.

M. Blackburn, qui demeure dans la course en tant que candidat indépendant, s’est fait très discret lundi sur les raisons qui l’ont poussé à quitter aussi soudainement le parti duquel il avait été élu chef en avril dernier, mais on devine que des querelles internes ont poussé le candidat à prendre cette décision.

Après avoir lu une déclaration écrite, il a refusé de répondre aux questions des journalistes, stipulant qu’il s’expliquerait lors d’un point de presse dans les jours à venir. Il a également dénoncé l’ascendant du maire Jean Tremblay sur le parti pour expliquer sa sortie soudaine.

« Je crois que c’est effectivement son Parti, le Parti du maire Jean Tremblay. Il ne peut être celui d’un successeur, du moins pas maintenant, tant son ascendant et sa personnalité transcendent au sein de l’organisation [sic]. »

LE MAIRE CINGLANT

Visiblement surpris d’apprendre la démission de son successeur à la chefferie du PCS, le maire Jean Tremblay n’a toutefois pas été tendre à l’égard de Jean-Pierre Blackburn.

« C’est impensable que ce gars-là gouverne la ville. Comment il va faire pour assurer sa crédibilité, quand il n’est pas capable de diriger une équipe de candidats. [...] Ce n’est pas un mauvais gars, je l’aime bien, mais il n’est pas fait pour [la mairie], c’est évident. Honnêtement, je le savais que ça ne marchait pas. Des candidats, il y en a plusieurs qui sont proches de moi à l’hôtel de ville et j’entendais dire que ça ne marchait pas, qu’il n’était pas capable de diriger », a déclaré le maire Jean Tremblay lundi.

Ce dernier reprend également la présidence par intérim du parti qu’il a lui-même créé en mai 2016, d’ici à ce qu’un autre candidat – qui serait le cinquième à se présenter à l’élection – soit trouvé en prévision du scrutin du 5 novembre prochain.

À la question de savoir s’il ne compte pas se laisser tenter par un nouveau mandat, Jean Tremblay a réitéré ce qu’il répète depuis plus d’un an : « Je ne me représente pas, c’est sûr. »

CE QU’ILS ONT DIT

« Il sait qu’il n’est pas capable. Je suis sûr d’une chose, c’est qu’il se rend compte qu’il n’est pas à la hauteur. Il n’est pas capable de diriger une équipe. C’était devenu invivable pour lui de voir que les candidats ne le suivaient pas. »

– Jean Tremblay, maire de Saguenay

« Ça ne change rien à ma décision [de me présenter comme maire indépendant]. Les partis politiques au niveau municipal, ça n’a pas de raison d’être. »

– Jacques Fortin, candidat indépendant

« Je me demande s’il fait de la politique par passion ou seulement par opportunisme. »

– Arthur Gobeil, candidat indépendant

« Ce qu’on remarque, c’est qu’à la première embûche, il quitte le bateau. Le PCS s’est lancé dans une campagne avec quelqu’un qui arrive de l’externe, qui a été parachuté là... C’était presque suicidaire. »

– Josée Néron, chef de l’ERD