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Projet de minicroisière: le conseil de quartier des chutes Montmorency exige une consultation

Il pourrait être possible, dès 2019, d’observer la chute Montmorency de près en montant à bord d’un catamaran pouvant accueillir 300 personnes.
PHOTO DIDIER DEBUSSCHERE Il pourrait être possible, dès 2019, d’observer la chute Montmorency de près en montant à bord d’un catamaran pouvant accueillir 300 personnes.

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La présidente du conseil de quartier des chutes Montmorency, Louise Côté, exige la tenue d’une consultation publique relativement à la mise en place d’un projet de minicroisière au pied de la chute.

Mme Côté a été «très surprise» d’apprendre, à même les pages du Journal, qu’il pourrait être possible, dès 2019, d’observer la chute Montmorency de près en montant à bord d’un catamaran pouvant accueillir 300 personnes.

«C’est la première fois qu’on en entendait parler au Conseil de quartier», déplore Louise Côté. «Nous n’étions absolument pas au courant, nous n’avons jamais été consultés», ajoute la présidente du conseil de quartier des chutes Montmorency, qui refuse de se positionner sur ce projet développé en partenariat public-privé avec la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) et Croisière AML.

D’ailleurs, Mme Côté exige la tenue d’une consultation publique afin que les citoyens soient informés avant le départ de la première minicroisière alors qu’à l’instar du député provincial de Montmorency, le libéral Raymond Bernier, elle craint les répercussions sur l’environnement.

«Il faut absolument qu’on étudie comme il faut les impacts sur l’environnement. C’est naturel. Déjà, avec les escaliers et l’observatoire qu’on lui a fait, on a changé un petit peu l’aspect du bassin naturel», évoque la présidente du conseil de quartier. «Il est important que les citoyens soient consultés et sachent exactement ce qui va arriver. C’est très peu profond comme bassin, j’ai de la misère à m’imaginer un catamaran là.»

Louise Côté entend contacter la SÉPAQ afin de rencontrer les principaux acteurs du dossier et d’obtenir davantage d’informations sur le projet. Elle entend faire de même avec le ministère de l’Environnement ainsi qu’avec la Ville de Québec.

«On va en parler à notre prochaine assemblée, le 27 septembre. On espère d’ici là avoir un peu plus d’informations. On va essayer de contacter les gens de la SEPAQ pour qu’ils viennent présenter le projet. Ça prend une consultation publique», martèle celle qui soutient que cette fameuse consultation pourrait se dérouler à une date ultérieure si toutes les informations ne sont pas recueillies à temps.

«Est-ce que les gens auraient encore accès à la berge à pieds pour pêcher?», s’interroge celle qui est née à Montmorency. «J’ai de la misère à m’imaginer comment cela va fonctionner. Est-ce que le catamaran va partir de Québec? Va-t-il être près de la chute. Est-ce que ça peut être bon? Je n’ai aucune idée.»

Le porte-parole du ministère de l’Environnement, Clément Falardeau, a répondu par courriel que le projet est «assujetti à la Procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement».

«À la suite de la réception de l’avis de projet, une directive ministérielle pour la réalisation d’une étude d’impact sur l’environnement a été délivrée le 17 février 2017. Le MDDELCC est en attente de la réception de l’étude d’impact de l’environnement pour ce projet», indique M. Falardeau.

Du côté de la SÉPAQ, Sarah Shirley a fait savoir que l’organisation ne commenterait pas le dossier pour le moment. « Une annonce sera faite prochainement et tous les détails seront dévoilés à ce moment-là », précise la porte-parole.