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Labeaume alimente la xénophobie, soutient Jaggi Singh

Dimanche, Jaggi Singh a été arrêté lors de la manifestation pour dénoncer La Meute.
Photo Agence QMI, Daniel Mallard Dimanche, Jaggi Singh a été arrêté lors de la manifestation pour dénoncer La Meute.

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Le manifestant altermondialiste Jaggi Singh promet de revenir à Québec et accuse le maire Régis Labeaume d’alimenter la xénophobie.

En entrevue à LCN lundi, le militant de gauche a relaté que la contre-manifestation de dimanche à laquelle il a participé avec quelques membres Antifas a été « une réussite partielle ».

L’homme en a profité pour écorcher le maire Régis Labeaume et les radios privées de Québec.

« J’étais à Québec en 2001. C’est une belle ville avec de bonnes gens. Mais, malheureusement avec les radios poubelles, malheureusement avec l’atmosphère toxique, avec l’acceptation de ça, alimentée par Régis Labeaume, le maire, et alimentée par des groupes comme La Meute, il y a une atmosphère islamophobe », a-t-il mentionné, soulignant qu’il retournera à Québec pour « continuer la lutte à Québec ».

« Plutôt que de s’en prendre aux (manifestants) antiracistes, Labeaume devrait probablement réfléchir à sa propre complicité et sa responsabilité par rapport au climat xénophobe actuel dans la ville de Québec », a aussi commenté l’activiste sur sa page Facebook.

Même s’il a signifié « ne pas être pour la violence », Jaggi Singh a indiqué que, « dans une lutte globale et large contre le fascisme », les militants pouvaient avoir besoin d’utiliser des moyens violents. « Il y a des moments où la violence est légitime, surtout pour notre défense », a-t-il admis.

Arrêté

Dimanche, Singh a été arrêté lors de la manifestation pour dénoncer La Meute. Il a été libéré par les policiers peu après son arrestation, mais il pourrait faire face à des accusations, selon le SPVQ.

Sur Facebook, le militant qui avait aussi été arrêté à Québec lors du Sommet des Amériques en 2001 avait précisé avoir été remis en liberté moins d’une heure après son altercation avec les forces de l’ordre. Il explique avoir été libéré dans une station-service du quartier Limoilou en ne recevant qu’une contravention.

« J’ai refusé de m’identifier, alors je ne sais pas à quelle adresse la Police de Québec va envoyer leur ticket. Puis, quand ils m’ont demandé mon identité à maintes reprises, je suis un amateur du hockey, alors j’ai finalement dit : “Michel Goulet, ancien ailier gauche pour les Nordiques ; adresse : Le Colisée !” », a-t-il publié sur les réseaux sociaux, affirmant qu’il ne ferait face à aucune accusation criminelle

Les policiers de Québec ont toutefois une autre version, précisant de leur côté que le militant antiraciste « va devoir comparaître ultérieurement pour participation à un attroupement illégal ». Mais encore, d’autres accusations pourraient être portées contre certains manifestants grâce « à des renseignements et des images », confirme le SPVQ.