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Touriste français tué en Gaspésie: un homme de 23 ans accusé

Un jeune touriste français est mort mardi après-midi alors qu’il effectuait une randonnée pédestre avec sa conjointe dans un sentier de Saint-André-de-Restigouche, en Gaspésie.
Photo Courtoisie Facebook Paul André Beaulieu Un jeune touriste français est mort mardi après-midi alors qu’il effectuait une randonnée pédestre avec sa conjointe dans un sentier de Saint-André-de-Restigouche, en Gaspésie.

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​Un homme de 23 ans reconnu coupable d’avoir froidement abattu un chien, il y a trois ans, a été accusé d’usage négligent d’une arme à feu, mercredi, relativement à la mort d’un touriste français en pleine forêt, à Saint-André-de-Restigouche, en Gaspésie.

La victime, Fabrice Durand, un Français de 23 ans, a perdu la vie mardi sous les yeux horrifiés de sa conjointe alors que tous les deux effectuaient une randonnée pédestre dans le sentier des chutes à Picot, un endroit très prisé par les touristes.

L’homme aurait été atteint mortellement par un projectile d’arme à feu, une information que la Sûreté du Québec (SQ) refusait toujours de confirmer, mercredi. Sa conjointe n’a pas été blessée, mais a subi un choc nerveux.

Problèmes psychologiques

Jérémie-Viktor Lagacé, un résident de Matapédia, situé à quelques kilomètres des lieux du crime, est passé de « témoin important » à « suspect principal » dans cette affaire qui a fortement ébranlé le petit village gaspésien.

Lors de sa comparution au palais de justice de Carleton-sur-Mer, mercredi, l’homme a aussi été accusé d’avoir enfreint une ordonnance d’interdiction de posséder une arme à feu.

« Ce garçon-là avait des problèmes [psychologiques]. On est chavirés, a mentionné un proche qui a préféré ne pas être identifié. Il n’était pas supposé avoir d’arme à feu », a-t-il ajouté, soulignant que le suspect, qui vient « d’une bonne famille », a une conjointe et est père de deux enfants.

Cruauté animale

Selon les informations recueillies par Le Journal, Jérémie-Viktor Lagacé avait déjà fait face à la justice. En 2014, il a été déclaré coupable d’avoir tué ou blessé un animal, d’avoir proféré des menaces et d’intrusion de nuit. L’homme avait alors fait les manchettes pour avoir tué un chien.

Lors de son enquête préliminaire, à l’époque, un enquêteur de la Sûreté du Québec avait affirmé que le jeune homme, alors âgé de 20 ans, avait agi « de sang-froid ». Lors de son arrestation, pas moins de cinq armes à feu enregistrées avaient été découvertes dans sa chambre, selon cet agent, dont les propos avaient été rapportés par un hebdomadaire local.

Commotion dans le village

Le drame a eu l’effet d’une bombe à Saint-André-de-Restigouche, un village de quelque 150 habitants. « Ce n’est pas évident, on est habitué de vivre dans une municipalité paisible où tout semble parfait », s’est désolée Doris Deschênes, une élue de l’endroit depuis 20 ans et mairesse depuis 12 ans.

Selon l’élue, des actes de vandalisme ont été commis à répétition dans le secteur où les événements ont eu lieu. « Il y a eu encore des coups de fusil de tirés dans les pancartes d’informations touristiques qui longent la route. C’est mon employé qui m’en a fait la remarque », a-t-elle révélé.