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Mobilité à Québec : les taxis veulent faire partie de la solution

Le président de Taxi Coop et du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), Abdallah Homsy.
Photo d'archives STEVENS LEBLANC Le président de Taxi Coop et du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), Abdallah Homsy.

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Les chauffeurs de taxi estiment que leur potentiel est sous-exploité à Québec et veulent faire partie de la solution pour améliorer la mobilité. Ils proposent de s’occuper de la clientèle éloignée pour diminuer le nombre d’autobus vides.

Le président de Taxi Coop et du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ), Abdallah Homsy, propose la création d’un « Taxibus 2.0 », version améliorée du service existant et méconnu qui dessert les usagers en périphérie, dans des secteurs moins denses (comme Boischatel, Saint-Augustin ou Lac-Saint-Charles) où le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ne se rend pas.

Le taxibus – un taxi normal – vient chercher l’usager à la maison et l’amène à l’arrêt le plus près, quelques minutes avant le passage du bus. Le transport doit être réservé par téléphone au moins 60 minutes à l’avance. Le service est gratuit ou à peu de frais pour l’usager en vertu d’une entente avec le RTC et la municipalité.

M. Homsy voit grand pour sa version « 2.0 » qui permettrait d’élargir l’offre actuelle. Selon la géographie ou les moments de la journée, des autobus circulent « à vide », a-t-il rappelé, suggérant qu’un Taxibus pourrait combler ce type de besoins, à moindre coût.

Lors de son témoignage à l’hôtel de ville, jeudi, dans le cadre de la première journée d’audition des mémoires sur la mobilité durable, il a invité la Ville à faire pression sur le gouvernement Couillard puisque des changements législatifs seront nécessaires.

Moins de règlements

Il plaide pour une gestion centralisée des trajets de tous les taxis « sans égard à leur territoire ou leur entreprise ». Autrement dit, M. Homsy désire faire tomber les règles qui empêchent un taxi de répondre à un appel dans la zone réservée à son concurrent. L’objectif : utiliser en tout temps « la voiture la plus proche ».

« Il faut que l’industrie du taxi soit unie pour donner ce service-là », plaide M. Homsy, qui dit s’inspirer du modèle du Service de transport adapté de la Capitale.

Développement du « taxi-partage »

Des discussions sont également en cours avec le gouvernement provincial pour modifier la loi afin de développer un service de « taxi-partage », ce qui n’est pas autorisé à l’heure actuelle. Cela permettrait à plusieurs usagers de partager une course de taxi.

Le porte-parole de l’industrie du taxi estime que la mise en place de ces deux innovations pourrait régler le problème à l’aéroport Jean-Lesage et même rendre obsolète la mise en place d’une navette régulière du RTC.

« Tout peut se faire, c’est juste une question de volonté », a fait valoir M. Homsy en s’adressant au conseiller Rémy Normand, qui préside le RTC, et à Alain Mercier, son directeur général. Le maire Régis Labeaume a fait acte de présence dans la salle à quelques reprises durant la journée.

Consultation sur la mobilité durable

La Ville a reçu 140 mémoires dans le cadre de sa consultation sur la mobilité durable et le futur réseau structurant de transport en commun

  • 63 mémoires (21 par jour) feront l’objet de présentations en public par leurs auteurs

Quatre autres séances d’audition à venir :

  • Quand ? vendredi (9 h et 14 h), puis samedi (9 h et 14 h)
  • Où ?  Hôtel de ville de Québec (Salle de réception)
  • Les citoyens sont également invités à remplir un questionnaire en ligne, jusqu’au 31 août prochain, sur le site web de la Ville de Québec
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