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Accusé du viol d’une mineure il y a plus de 35 ans, le producteur de musique Pierre Marchand nie tout

Accusé du viol d’une mineure il y a plus de 35 ans, le producteur de musique Pierre Marchand nie tout
Photo d'archives

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L'homme d'affaires et producteur de musique Pierre Marchand, un des cofondateurs de la chaîne MusiquePlus, fait face à plusieurs accusations de nature sexuelle sur une mineure, dont celle de viol.

Selon un document juridique obtenu par TVA Nouvelles, Pierre Marchand est accusé de viol, d’attentat à la pudeur, d'avoir eu des rapports sexuels avec une personne du sexe féminin âgée entre 14 et 16 ans, et de grossière indécence.

Comme les faits reprochés à M. Marchand seraient survenus au début des années 1980, il s’agit d’accusations liées au Code criminel de l’époque qui n’existent plus comme telles, mais qui doivent servir de base aux parties en cause dans le présent dossier.

L’Agence QMI a pu apprendre que les faits allégués seraient survenus au cours d’un seul événement entre septembre 1980 et juin 1981, à Laval, alors que l’accusé était au début de la vingtaine.

Les procédures contre Pierre Marchand ont commencé à la fin du mois de mars dernier lorsqu’un mandat d’arrestation a été lancé contre lui. Il s’était alors engagé à respecter certaines conditions, dont celle de ne pas communiquer avec la plaignante.

À l’étape de la comparution initiale, au palais de justice de Laval, le 24 mai, il a pris connaissance par le biais de son avocat, Marc-Antoine Carette, des chefs d’accusation portés contre lui et une date a été fixée pour l’enquête préliminaire.

Lors de l'enquête préliminaire, mercredi dernier, toujours au palais de justice de Laval, la plaignante a été entendue, de même qu’un témoin civil et l’enquêteur principal au dossier. L’enquête a été menée par le service de police de Laval.

Pierre Marchand sera de retour en cour le 8 septembre afin que soit fixée une date de procès.

Il nie tout

En fin d’après-midi, vendredi, peu après que la nouvelle à son sujet eut été diffusée, M. Marchand a publié un court communiqué dans lequel il rejette «catégoriquement» les allégations à son endroit.

«Pierre Marchand confirme qu'une accusation de nature sexuelle a récemment été déposée contre lui devant la Cour supérieure du Québec relativement à un événement datant de plus de 35 ans», peut-on lire dans le communiqué.

«M. Marchand nie catégoriquement les allégations de la plaignante et entend faire valoir au moment opportun sa position, défendre sa réputation et son honneur avec toute la détermination qu'on lui connaît. D'ici là, aucun autre commentaire ne sera émis par M. Marchand ou son avocat au dossier, Me Marc-Antoine Carette.»

Le nom de la plaignante ainsi que les faits allégués, de même que les circonstances font l’objet d’une ordonnance de publication, les médias ne peuvent donc les dévoiler.

Comme les actes reprochés remontent aux années 1980, soit avant une refonte de la législation en matière d’agression sexuelle, ce sont également les peines de l’époque qui s’appliqueraient dans le cas d’un verdict de culpabilité, a confirmé Me Carette à l’Agence QMI.

«Les chefs d’accusation sont ceux de l’époque et ce sont aussi les peines de l’époque [qui s’appliqueraient]», a mentionné Me Carette au cours d’un bref entretien.

Me Carette s’attend à ce que le procès ait lieu en 2018. Le procès aura lieu devant juge et jury.