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Trois pays, trois récits

Des étudiants internationaux racontent pourquoi ils ont choisi le Saguenay pour étudier

Trois pays, trois récits
Photo d'archives

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En cette journée de rentrée universitaire, Le Journal a rencontré trois étudiants provenant d’un peu partout sur la planète et qui lèvent le voile sur les raisons qui les ont amenés à Saguenay pour étudier.

Carlos Éduardo Paixao

Trois pays, trois récits
Photo Sabrina Malaison
  • 27 ans
  • Brésil
  • Maîtrise en ressources renouvelables
  • Ici depuis près d’un an

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier à Saguenay ?

« Je n’ai pas vraiment choisi l’UQAC et le Saguenay, mais le projet de recherche, je fais une maîtrise scientifique et j’avais une offre de projet sur lequel travailler qui me plaisait vraiment beaucoup. Je suis ingénieur forestier, j’ai étudié en génie forestier au Brésil, génie du bois en France et, ici, c’est la qualité du bois, c’est en lien avec la foresterie. C’est pour ça que je suis venu ici. »

Quelle est la différence qui vous a le plus marqué entre votre pays et la région ?

« La culture est vraiment différente, les Québécois sont très capitalistes, ils s’achètent beaucoup de choses, de belles voitures et de grosses maisons. À Saguenay, les gens vivent vraiment en fonction de l’hiver, il faut vraiment profiter de l’été parce qu’on va être six mois en hiver. Les gens sont très ouverts, ce n’est pas si différent, mais tu ne peux pas arriver et faire un câlin ou donner un bisou à n’importe qui. Au Brésil c’est normal de le faire alors qu’ici non. »

Quel serait l’élément qui vous inciterait à rester ici ?

« J’aime vraiment ça, ici, les paysages et la vie aussi, qui est vraiment tranquille, c’est bien. On n’entend pas beaucoup parler de violence, il y a beaucoup d’activités à faire dehors, mais pour moi il fait trop froid ici. »

Sara-Lise Mbouka Banzouzi

Trois pays, trois récits
Photo Sabrina Malaison
  • 19 ans
  • Congo
  • Baccalauréat en sciences comptables
  • Ici depuis 8 mois

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier à Saguenay ?

« Je voulais partir en France, mais je n’avais pas eu de place et au Canada on m’a acceptée à Chicoutimi et dans d’autres écoles, mais c’était un peu moins loin de Montréal et j’ai décidé de prendre l’UQAC. »

Quelle est la différence qui vous a le plus marquée entre votre pays et la région ?

« Il y a de ces choses que tu constates au fur et à mesure. Les gens sont sociables, mais ce n’est pas comme au Congo. Par exemple, chez moi, si tu passes du temps avec quelqu’un et que vous devenez amis, ce n’est pas ton compte Facebook que tu donnes comme ici, mais ton numéro de téléphone. C’est comme si le téléphone est quelque chose de secret de très privé au Québec. Les gens sont ouverts, mais distants. Les étrangers ont plus de facilité à se rapprocher des autres étrangers que des Québécois. Ça passe aussi avec eux, mais pas comme avec les autres nationalités. »

Quel serait l’élément qui vous inciterait à rester ici ?

« Je pense que rester ici ne me dérangerait pas. Mine de rien, j’ai vraiment aimé mon expérience. J’ai apprécié l’endroit et les rencontres que j’ai faites. Par contre, les rencontres, on en fait partout, je ne resterais pas pour ça. »

César Junior Djaman-Tche

Trois pays, trois récits
Photo Sabrina Malaison
  • 30 ans
  • Côte d’Ivoire
  • Baccalauréat en génie électrique
  • Ici depuis janvier 2013

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier à Saguenay ?

« Je connaissais des gens qui étaient installés ici depuis plusieurs années. Ils m’ont vraiment parlé en bien de la région, que c’était un endroit tranquille où l’on pouvait facilement se concentrer pour les études. C’est surtout ça qui m’a attiré dans le coin. »

Quelle est la différence qui vous a le plus marqué entre votre pays et la région ?

« Les deux plus grosses différences que j’ai remarquées c’est le climat parce que je suis arrivé en hiver. Ç’a été un énorme choc ! La deuxiè­me chose, c’est que je viens dans une région francophone, moi je parle le français depuis ma naissance parce que c’est la langue officielle chez nous. Mais, c’est un français complètement différent, l’accent est différent, alors côté linguistique, ç’a été une période d’adaptation. »

Quel serait l’élément qui vous inciterait à rester ici ?

« La tranquillité, et l’accès à tout est facile, il n’y a pas de gros bouchons, de gros embouteillages comme dans les grandes villes. Il y a beaucoup de choses à construire, ici, c’est une région qui va se développer, c’est sûr. Pour quelqu’un qui veut lancer une entreprise, c’est vraiment prometteur. »

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