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La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec séduite par les propositions du PQ

La volonté du Parti québécois d’accorder plus d’autonomie aux super-infirmières est de la musique aux oreilles de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.
Photo Stevens LeBlanc La volonté du Parti québécois d’accorder plus d’autonomie aux super-infirmières est de la musique aux oreilles de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.

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SAINT-EUSTACHE | La volonté du Parti québécois d’accorder plus d’autonomie aux super-infirmières est de la musique aux oreilles de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec.

«Ce que j’ai vu dans les journaux hier, c’est vraiment intéressant. Ce sont des choses qu’on prône depuis plusieurs années. Par exemple, l’élargissement des professionnels en soins, plus d’autonomie, plus axer sur une meilleure prise en charge des patients», a commenté jeudi la présidente sortante de l’organisme, Régine Laurent.

La présidente de la FIQ fait présentement une tournée des partis d’opposition pour présenter ses priorités et ses propositions pour le réseau de la santé. Jeudi, c’était au tour du PQ, qui est réuni en caucus présessionnel à Saint-Eustache.

Régine Laurent était également à Shawinigan pour le caucus de la CAQ en début de semaine. Pour la présidente de la FIQ, le plan dévoilé mercredi par le PQ est «plus détaillé» que celui présenté par la CAQ.

La proposition du PQ est, «jusqu’ici», la plus intéressante parmi celles présentées par les diverses formations politiques, dit-elle.

La FIQ demeure neutre

Toutefois, l’organisme ne prendra pas position en vue des élections de 2018. «Nous avons une orientation claire à la FIQ : c’est non partisan», affirme Régine Laurent.

Celle qui quittera ses fonctions de présidente en décembre prochain ferme également la porte à un saut en politique. «La politique que je fais maintenant m’amuse beaucoup, alors, je n’ai pas l’intention d’en faire autrement», lance Régine Laurent.

Elle souligne toutefois avoir été approchée par des formations politiques au cours des dernières années, mais pas en vue de la prochaine élection.

Pas de «guerre»

Régine Laurent réfute également l’analyse du ministre de la Santé Gaétan Barrette, qui estime que le PQ veut «partir en guerre contre les médecins» en gelant leur rémunération et en confiant une plus grande part de leurs responsabilités à d’autres professionnels de la santé.

«Je ne le vois pas comme ça, dit-elle. Quand on met des choses sur la table, des fois ça peut déranger, souligne-t-elle. Je pense que la population peut comprendre qu’on puisse mettre une espèce de cadre à la rémunération des médecins et, par la même occasion, ce que je comprends aussi, c’est que c’est de l’argent qui va servir plus pour les patients pour une meilleure prise en charge.»

«Donc, moi je ne vois pas ça comme une guerre», ajoute-t-elle.

Malgré tout, elle s’attend à une résistance de la part des médecins omnipraticiens. «J’ai des cheveux gris, la résistance des médecins je l’ai vue depuis que j’ai commencé à travailler comme infirmière, dit-elle. Alors, ça va être encore une autre résistance.»

La FMOQ dénonce

De son côté, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec estime que le PQ tente de faire des points politiques en s’attaquant à ses membres. «Monsieur Lisée semble avoir une aversion pour le corps médical», dit son porte-parole, Jean-Pierre Dion.

Mercredi, le chef péquiste a promis de rouvrir l’entente récemment signée récemment avec les médecins omnipraticiens, avant même que les paramètres de l’entente soient dévoilés. «Ça démontre peu de bonne foi», affirme Jean-Pierre Dion.

Quant à l’idée de confier plus de responsabilités aux autres professionnels de la santé, la FMOQ rétorque que «le problème fondamental, c’est qu’il manque d’infirmières en première ligne».