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Le Québec veut prendre sa place dans l’optique-photonique

Charlotte Fontaine, PDG du Pôle Optonique, et la ministre Lise Thériault étaient de passage mardi dans les locaux de la compagnie Gentec-EO qui est représentée, au centre, par Michel Giroux, président et chef de la direction.
Photo Stevens LeBlanc Charlotte Fontaine, PDG du Pôle Optonique, et la ministre Lise Thériault étaient de passage mardi dans les locaux de la compagnie Gentec-EO qui est représentée, au centre, par Michel Giroux, président et chef de la direction.

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L’industrie de l’optique-photonique au Québec, qui génère près d'un milliard de dollars de chiffre d’affaires, a décidé d’unir ses forces au sein du nouveau pôle d’excellence pour faire rayonner encore davantage ses technologies et son savoir-faire.

Identifié comme un secteur prometteur, le gouvernement du Québec injecte 190 000 $ dans la mise en œuvre d’Optonique.

La création de ce pôle, dont le siège social est situé à Québec, est le résultat de la fusion de deux associations, soit le Créneau d’excellence optique-photonique de la Capitale nationale et le Réseau photonique du Québec, qui était basé à Montréal.

Charlotte Fontaine, PDG du Pôle Optonique.
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Charlotte Fontaine, PDG du Pôle Optonique.

Cette industrie compte plus de 130 PME au Québec et plus de 800 millions de dollars de chiffre d’affaires, avec plus de 7 500 employés. Le Québec génère près du quart des retombées de cette industrie au Canada.

«Le nouveau pôle d’excellence aura pour mission de dynamiser et de représenter tout l’écosystème québécois de l’optique-photonique, en plus d’accroître sa capacité à réaliser des projets structurants», a déclaré la vice-première ministre et ministre responsables des PME, de l’Allègement réglementaire et du Développement économique régional, Lise Thériault.

La ministre responsables des PME, de l’Allègement réglementaire et du Développement économique régional, Lise Thériault.
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La ministre responsables des PME, de l’Allègement réglementaire et du Développement économique régional, Lise Thériault.

Présente dans l’aérospatial, les technologies de l’information, le transport, la sécurité et la défense, ainsi que dans le secteur manufacturier, cette industrie représente un fort potentiel de développement.

«Je suis impatiente de voir les retombées de cette initiative porteuse pour le développement économique et technologique du Québec», a-t-elle ajouté.

Selon le maire de Québec, Régis Labeaume, la création d’Optonique n’est pas sans rappelée la Cité de l’optique qui a disparu du paysage en 2003 lors de la création de Pôle Québec-Chaudière-Appalaches, aujourd’hui Québec International.

«Une action coordonnée, c’est important. Le démarchage, c’est important. Tout cela est fondamental», a-t-il dit.

Le maire Québec, Régis Labeaume.
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Le maire Québec, Régis Labeaume.

Le président et chef de la direction de Gentec Électro-Optique, Michel Giroux, voit d’un bon œil la création de ce regroupement, lui, dont l’entreprise spécialisée dans la mesure de faisceau laser a connu une croissance de 50 % au cours des trois dernières années.

«On rayonne à l’international, mais on est peu connu ici. On est passé de la sixième à la deuxième position au niveau mondial. La prochaine étape, c’est la première place», a fait part M. Giroux.

Michel Giroux, président et chef de la direction chez Gentec-EO.
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Michel Giroux, président et chef de la direction chez Gentec-EO.

Les innovations de Gentec-EO sont entre autres utilisées dans le domaine médical notamment dans le contrôle de l’énergie des faisceaux laser utilisés pour la correction visuelle.