/news/green
Navigation

Des Québécois se préparent à affronter Irma en Floride

Depuis mercredi matin, les stations services de la Floride sont prises d’assaut par des milliers d’automobilistes, qui espèrent faire le plein avant la rupture de stock afin de fuir l’État menacé par Irma.
Photo courtoisie Depuis mercredi matin, les stations services de la Floride sont prises d’assaut par des milliers d’automobilistes, qui espèrent faire le plein avant la rupture de stock afin de fuir l’État menacé par Irma.

Coup d'oeil sur cet article

Des Québécois en Floride se préparent au pire et croisent les doigts en espérant qu’Irma, qui a déjà fait six morts dans les Antilles, perdra un peu de sa vigueur avant de frapper la côte est, en fin de semaine.

Prises d’assaut par des milliers d’automobilistes, les stations d’essence se vident à une vitesse folle, les quincailleries écoulent leurs stocks de contreplaqués, l’eau est devenue une denrée rare et les postes de péages sur les autoroutes sont levés pour faciliter l’évacuation des Floridiens, racontent des Québécois joints par Le Journal, mercredi.

Des millions en dommages

«Si ça rentre ici avec une force 4, comme ils le prédisent, ça va être des milliards de dommages», croit Paul Bilodeau, courtier immobilier à Fort Lauderdale depuis 1999, qui n’en est pas à son premier ouragan.

Paul Bilodeau
Photo courtoisie
Paul Bilodeau

Irma toutefois, semble beaucoup plus déterminée que les autres. «Si l’eau monte de quatre ou cinq pieds, tous les bateaux qui sont à quai arrachent et partent au vent, c’est complètement incroyable les dommages qu’il pourrait y avoir», indique celui qui se dit «prêt» à affronter l’ouragan de force 5.

Préparation

«On peut manquer d’eau pendant plusieurs jours parce qu’elle est contaminée, donc je remplis mon bain d’eau et comme ça, je peux faire marcher les toilettes et j’ai de l’eau pour mes animaux», mentionne M. Bilodeau.

À Lauderhill, près de Fort Lauderdale, Jacques Méthot affirme avoir des provisions pour vivre «au moins 5 jours» après le passage d’Irma. «J’ai fait le plein et j’ai ma génératrice», explique celui qui a créé sa propre compagnie de surveillance de condos pour Québécois, au lendemain de l’ouragan Wilma, en 2005. Et depuis le début de la semaine, le téléphone ne dérougit pas.

Jacques Méthot
Photo courtoisie
Jacques Méthot

À quelques heures de l’arrivée d’Irma, il installe des volets anti-ouragans aux propriétaires qui le demandent et vident les frigos. «Si ça frappe fort, on va perdre l’électricité et ça va pourrir», indique M. Méthot, qui prévoit aussi envoyer des photos à ses clients après le passage d’un des plus puissants ouragans jamais enregistré dans le bassin atlantique.

Caisse d’eau à 25$

Pour Cathy Rioux de Québec, les vacances en Floride auront été beaucoup plus courtes que prévues.

Arrivée à Sunny Isle, près de Miami mercredi, elle a dû se résigner à rentrer au bercail samedi matin.

«Ce n’est pas nécessairement la peur de l’ouragan en tant que tel, mais c’est plutôt le après, sans électricité ni air climatisé et pas de nourriture, alors que l’eau coute 24,98 pour 12 bouteilles!», mentionne celle qui espère maintenant pourvoir quitter avant qu’Irma se pointe le bout du nez. Et, Irma n’est plus seule, alors que deux autres ouragans, soit Jose et Katia sont aussi présents dans l’Atlantique.

Selon le Centre national des ouragans, Irma, qui est toujours de 800 kilomètres de large et soufflant des vents à près de 300 km/h, devrait frapper l’est de la Floride.