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Sondage Léger réalisé pour Le Journal: Labeaume part favori

Jean-François Gosselin et Anne Guérette se divisent les votes d’opposition

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À deux mois des élections municipales, Régis Labeaume part loin devant dans la course à la mairie, alors que les chefs des partis d’opposition se divisent le vote des mécontents, révèle un sondage Léger réalisé pour Le Journal.

« La faiblesse de l’opposition avantage le maire en poste », soutient Caroline Roy, vice-présidente de Léger à Québec, à la lumière des résultats du sondage exclusif.

Si les élections avaient lieu cette semaine, 49 % des citoyens appuieraient Régis Labeaume à la mairie, contre 14 % pour le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, et 10 % pour Anne Guérette, de Démocratie Québec. Les indécis sont nombreux, à 21 %.

Les intentions de vote pour M. Labeaume ont fléchi de 19 % par rapport à la même période lors des dernières élections municipales en 2013. Mais cela ne profite pas pour autant aux deux autres principaux candidats à la mairie, qui se partagent le noyau d’opposition au maire, qui reste inchangé autour de 25 %.

Dur coup pour Guérette

Le coup de sonde est particulièrement dur pour Anne Guérette, qui arrive troisième, derrière le nouveau venu Gosselin. Elle est probablement victime des difficultés qu’a connues son parti au cours des derniers mois, selon Mme Roy. « Elle a dû faire face à plusieurs événements et réajustements, et c’est probablement ce qui affecte la perception des gens. »

Quant à Québec 21, le parti « suscite la curiosité » et est allé gruger des appuis à Équipe Labeaume, mais aussi à Démocratie Québec, qui avait obtenu un score de 26 % aux dernières élections, analyse-t-elle. Mais son chef demeure méconnu des citoyens.

Régis Labeaume bénéficie de son côté d’« indicateurs relativement solides » pour démarrer la campagne. Il a une base d’électeurs convaincus, alors que 66 % de ses partisans ont affirmé que leur choix est définitif. C’est tout le contraire pour ses deux adversaires. Ceux qui leur donnent leur appui maintenant pourraient changer d’idée d’ici le 5 novembre, et cela dans une proportion de 57 % pour Jean-François Gosselin, et de 59 % dans le cas d’Anne Guérette.

Les candidats d’Équipe Labeaume aux postes de conseillers arrivent en tête des intentions de vote dans tous les arrondissements, loin devant les candidats de Démocratie Québec et de Québec 21.

Forte appréciation

Le maire jouit toujours d’une forte notoriété, alors que 96 % des répondants le connaissent. Son capital de sympathie, qui demeure élevé, à 70 %, a cependant baissé, alors qu’il se situait à 80 % en 2013.

« C’est une baisse significative, mais il n’en demeure pas moins qu’une grande majorité de citoyens en ont une bonne opinion, et ce, même parmi certains de ses opposants. Au cours des quatre dernières années, il y a eu différents événements qui ont pu provoquer des critiques à son égard. Mais, somme toute, 70 % après 10 ans [de règne à la mairie], c’est excellent. Il demeure un maire apprécié des citoyens. »

Enjeux de la campagne - Les finances avant le transport

Même si l’enjeu des transports a mobilisé les débats au cours des derniers mois, ce sont davantage les finances de la Ville qui intéressent les citoyens de Québec.

Avant de parler de transport en commun, de troisième lien ou de SRB, les candidats à la mairie de Québec auraient avantage à proposer aux électeurs leur vision de la gestion des finances publiques.

Le sondage Léger démontre que cet enjeu est en effet le plus important pour les citoyens, à l’aube de la campagne électorale qui doit débuter le 22 septembre.

En effet, 32 % d’entre eux considèrent que les aspirants maires doivent continuer à en parler pour les inciter à voter pour eux. Viennent ensuite les questions de transport (26 %) et la qualité des services municipaux (21 %).

« Élément sensible »

« Le transport, on en parle beaucoup, mais il n’y a pas juste ça pour les citoyens. Oui, c’est un enjeu, mais tout le défi de la gestion des finances publiques, lorsqu’on parle d’investissements ou de dépenses, c’est un élément sensible pour les électeurs », commente la vice-présidente de Léger à Québec, Caroline Roy.

En revanche, l’enjeu des taxes municipales n’est soulevé que par 14 % des répondants. « Ce n’est pas que ce n’est pas important, mais ce l’est moins que la gestion des finances publiques. C’est important quand on reçoit son compte de taxes, mais c’est un élément parmi d’autres », souligne Mme Roy.

MÉTHODOLOGIE

L’étude a été réalisée entre le 1er et le 4 septembre 2017, par internet, auprès d’un échantillon représentatif de 1012 répondants de la ville de Québec, ayant les qualités d’électeur. Les données brutes ont été pondérées en fonction de la distribution réelle de la population selon le sexe, l’âge, l’arrondissement, la présence d’enfant dans le ménage et le degré de scolarité. À titre comparatif, un échantillon probabiliste de 1012 répondants comporterait une marge d’erreur de plus ou moins 3,3 %, dans un intervalle de confiance de 95 % (19 fois sur 20).