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Lisée gagne son pari

Le chef péquiste a obtenu 92,8 % lors du vote de confiance

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Jean-François Lisée est monté sur scène entouré de son équipe pour s’adresser aux délégués du congrès du Parti québécois, samedi soir, après avoir remporté son vote de confiance.

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Après avoir réussi à rallier les tenants de la ligne dure sur la loi 101, Jean-François Lisée a été auréolé d’un résultat quasi historique samedi lors du vote de confiance au congrès du Parti québécois.

Le chef péquiste a obtenu l’appui de 92,8 % des quelque 1500 délégués réunis au Palais des congrès, à Montréal.

C’est tout près du résultat historique de 93,08 % qu’avait obtenu Pauline Marois en 2011, et beaucoup plus que les 76 % récoltés par Lucien Bouchard et Bernard Landry à leurs époques respectives.

L’an dernier, Jean-François Lisée avait été élu à la tête du Parti québécois avec seulement 51 % des voix.

Pour lui, le résultat est un message clair envoyé aux Québécois. « Vous leur avez dit : le Parti québécois est uni, le Parti québécois est solide, le Parti québécois est digne de confiance », a-t-il lancé à ses troupes après être monté sur scène entouré de son équipe.

Appel à l’unité

Ses collègues députés ont vu dans ce résultat une volonté d’unité exprimée par les militants péquistes à un an de la prochaine élection.

Pour le député d’Abitibi-Ouest François Gendron, les délégués ont compris que c’était le « moment d’être solidaires, compte tenu de là où nous sommes selon les sondages ».

Même son de cloche chez son collègue de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, selon qui « plus que jamais, il faut être unis afin d’offrir une alternative pour remplacer le gouvernement libéral ».

Compromis sur la langue

Plus tôt samedi, Jean-François Lisée avait réussi à faire retirer du programme du parti l’application de la loi 101 aux cégeps anglophones.

Les délégués ont voté en atelier pour une proposition de « compromis » sur l’accès aux cégeps qui prévoit que leur financement sera « graduellement aligné sur le poids démographique proportionnel à cette communauté ».

Le libellé de l’amendement, qui sera soumis au vote en plénière dimanche, a été interprété de différentes façons par les divers camps.

Pour Marc Laviolette, ardent défenseur de la langue française, la formule signifie que le financement des cégeps anglophones diminuera avec le temps, peu importe le niveau de fréquentation. « Le texte est clair, tout le monde est capable de lire le français », dit-il.

« Mesure administrative »

Pour lui, il s’agit d’un moyen détourné d’appliquer, de facto, la loi 101. « Au lieu d’y aller par une loi, tu y vas par une mesure administrative », affirme-t-il.

Vendredi, Jean-François Lisée avait pourtant une lecture très différente de l’amendement. Selon le chef péquiste, la réduction du financement s’effectuera en attirant plus de jeunes vers le réseau francophone.

 

3 résolutions adoptées samedi

  • À moins d’un mois d’un référendum sur l’indépendance de la Catalogne, le Parti québécois a adopté une proposition d’urgence à l’unanimité pour réitérer « le droit du peuple de la Catalogne de disposer lui-même de son avenir ».
  • Les délégués ont également donné un coup de pouce à Jean-François Lisée, qui veut entreprendre un « virage vert ». Ainsi, un premier ministre péquiste obtiendrait aussi le titre de responsable du développement durable.
  • Un autre amendement prévoit qu’un gouvernement péquiste freinerait le projet d’oléoduc Énergie Est, interdirait l’exploitation du gaz de schiste, protégerait Anticosti, en plus de mettre « graduellement » fin à l’exploitation des hydrocarbures.

 

Les délégués votent une hausse de prix

Les délégués ont adopté une hausse du prix de la carte de membre du PQ, qui passera de 5 à 10 $ annuellement. Les membres pourront aussi renouveler leur cotisation pour trois ans au coût de 25 $.

Avant le vote, une membre de l’exécutif a fait valoir que la hausse du prix de la carte de membre, de même que la possibilité de récolter la cotisation pour trois ans immédiatement, apporterait une entrée d’argent au parti, qui en a bien besoin.

Pour sa part, la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, avait appelé les délégués à voter contre la proposition.

Elle estime que la hausse du coût de la carte pourrait faire fuir de « 20 à 25 % » des membres dans sa circonscription. Certains militants « se privent d’un repas » pour payer leur cotisation annuelle, a-t-elle plaidé.

 

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