/sports/hockey
Navigation

Main dans la main

Canadiens de Montréal
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

Coup d'oeil sur cet article

Lorsque Claude Julien a accepté de se joindre au Canadien, le 14 février, un point qui était très important aux yeux de Marc Bergevin était de définir la relation de travail que les deux hommes allaient avoir au cours des prochaines années.

La philosophie du directeur général est simple : tu ne travailles pas pour Marc Bergevin, mais avec Marc Bergevin. Ça veut dire que lorsque des décisions importantes sont prises, Claude Julien sera toujours consulté. Ceci paraît peut-être anodin, mais il faut comprendre que ce ne sont pas tous les directeurs généraux qui ont cette philosophie. Plusieurs d’entre eux aiment imposer leurs décisions aux entraîneurs, ce qui cause souvent des frictions.

La bonne stratégie

Cette façon de travailler, Bergevin l’a toujours prisée et après l’embauche de Julien il était important pour lui de souligner que construire une formation n’est pas le travail d’un seul homme, mais un travail d’équipe.

« J’ai joué pour plusieurs organisations et à chaque fois qu’un joueur était imposé à un entraîneur, ça ne fonctionnait jamais, a souligné Bergevin. C’est certain que c’est moi qui a le dernier mot, mais Claude est un gars qui a beaucoup d’expérience. On est sur la même longueur d’onde et le fait qu’il a gagné [la coupe Stanley] est plus facile pour moi. »

L’empreinte de julien

Lorsqu’on regarde de plus près la formation du Canadien, on remarque que les changements les plus importants, depuis la fin de la dernière saison, sont survenus à la ligne bleue. Karl Alzner, Joe Morrow, David Schlemko, Mark Streit, Éric Gélinas (essai) et Jakub Jerabek sont tous de nouveaux défenseurs. Les deux seuls défenseurs qui étaient avec l’équipe au début de la dernière saison sont Shea Weber et Jeff Petry. Tous ces nouveaux joueurs ont un point en commun. Ce sont tous des vétérans. Et durant le camp d’entraînement, ceux qui vont appliquer son système de jeu qu’il veut implanter auront évidemment plus de temps de glace.

Le système de jeu de l’entraîneur du Canadien est basé sur une transition rapide qui force les défenseurs à remettre la rondelle rapidement aux attaquants pour avoir une meilleure entrée en zone neutre. En résumé, on veut faire reculer les défenseurs adverses le plus possible. Finies les sorties de zone par les bandes ou les baies vitrées.

Le temps de s’ajuster

Claude Julien a profité des deux premières journées au camp d’entraînement pour enseigner son système à tous les joueurs de l’organisation. « Lorsque je suis arrivé la saison dernière, j’ai fait des petits ajustements, mais je ne voulais pas changer tout le système en place, souligne l’entraîneur-chef. Je profite donc du camp actuel pour changer quelques points sur lesquels on devait s’améliorer.

Nos sorties de zone doivent être meilleures. L’an passé, on a amélioré notre travail dans le cercle des mises en jeu, dans notre échec avant et en désavantage numérique. Pour ce qui est de l’avantage numérique, je crois que cette saison, on a le personnel en place pour être plus efficaces. »

Des objectifs

C’est Jean-Jacques Daigneault qui a encore le mandat de travailler avec les défenseurs du Canadien. L’important pour lui sera de s’assurer qu’il y aura une bonne chimie avec ses paires de défenseurs et que le système de Julien soit bien compris.

Les objectifs seront clairs cette saison. On veut que le corps défensif du Canadien soit un des plus efficaces dans la LNH tout en générant le plus d’attaque possible et qu’il soit parmi les meilleurs au chapitre des tirs au but.

Bref, contrairement à certains analystes, on croit vraiment aux nouveaux venus à la ligne bleue, et c’est pourquoi les attentes seront élevées cette saison.

Encore un délai

Les gardiens de but de la LNH devaient se présenter à leur camp d’entraînement avec de nouveaux plastrons, mais il faudra encore attendre. Les dirigeants de la Ligue nationale avaient exigé, il y a trois ans, que l’équipement des gardiens soit plus petit, afin que plus de buts soient marqués. Ce fut le cas pour les pantalons au milieu de la dernière saison et, cette année, les plastrons des gardiens devaient être plus petits. Ce ne sera pas le cas. Il est possible que ces nouvelles pièces d’équipement soient disponibles durant la saison, mais elles ne seront pas imposées aux joueurs. La LNH souhaite le faire pour la saison 2018-2019, mais il faudra évidemment que les prototypes soient jugés sécuritaires par les gardiens.

Fucale peut respirer

S’il y a une position où le Canadien a beaucoup de profondeur, c’est bien devant le filet. Charlie Lindgren sera le gardien numéro un avec le Rocket de Laval, dans la Ligue américaine. La question était de savoir qui allait être celui qui allait le seconder. Sans surprise, on me dit que Zachary Fucale a une longueur d’avance, lui qui a joué dans la East Coast League la saison dernière. C’est donc dire qu’à moins d’une surprise, Michael McNiven va passer par la East Coast League cette saison, parce que l’objectif est qu’il dispute le plus de rencontres possible. Fucale avait passé la dernière saison à Brampton, où il avait disputé 46 matchs. Il faut s’attendre au même scénario pour McNiven cette saison.

Visite à Lake Placid

Les joueurs des Rangers de New York passeront les trois premiers jours du mois d’octobre à Lake Placid, village mythique du Miracle on Ice en 1980. Alain Vigneault aime toujours faire des activités de groupe avant chaque début de saison, afin de créer une chimie. L’an dernier, ses joueurs avaient passé du temps avec l’escouade tactique de la police de New York et, cette année, Vigneault veut que ses joueurs s’inspirent des exploits de l’équipe américaine à Lake Placid, mais il y a aussi un invité de marque qui s’adressera à son groupe. Il s’agit d’Ed Viesturs qui a monté le mont Everest à sept occasions dans sa vie. Il concentrera son discours sur le travail d’équipe et la concentration nécessaire qu’il faut avoir pour atteindre les plus hauts sommets du monde.