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Gerry Sklavounos appuie une motion du gouvernement pour dénoncer la violence faite aux femmes

Gerry Sklavounos
Photo d'archives, Simon Clark Gerry Sklavounos

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Le gouvernement, conjointement avec le député indépendant Gerry Sklavounos, a déposé une motion pour dénoncer la violence faite aux femmes. L’ex-député libéral avait justement été exclu du caucus de son parti dans la foulée d’un scandale sexuel où il était pointé comme présumé agresseur, l’automne dernier.

La ministre de la Condition féminine Lise Thériault a déposé cette motion avec l’appui de plusieurs députés, dont M. Sklavounos, mercredi, à l’Assemblée nationale afin de souligner la 36e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes, qui a eu lieu le vendredi.

Par cette motion, les députés de l’Assemblée nationale s’engagent à «inciter les victimes à dénoncer toutes formes de violences sexuelles en s’adressant aux instances appropriées».

Elle rappelle également aux ministères l’importance de mettre en place des mesures pour prévenir et lutter contre les violences sexuelles.

Les députés réaffirment aussi que la violence faite à l’égard des femmes est «inacceptable».

Manon Massé, la co-porte-parole de Québec solidaire, dit avoir été estomaquée de voir que M. Sklavounos appuyait cette motion.

«J’ai été choquée, vraiment. J’aurais souhaité qu’il se garde une petite gêne, il a manqué de jugement», a-t-elle réagi.

Elle rappelle au député que le fait d’appuyer une motion ne suffit pas à démontrer qu’il a appris de ses erreurs.

Scandale sexuel

Ironiquement, M. Sklavounos a été au cœur d’un scandale à l'automne 2016. Une femme, Alice Paquet, affirmait avoir été agressée deux fois par le député de Laurier Dorion au printemps 2014.

M. Sklavounos a été blanchi dans cette affaire. Cependant d’autres femmes avaient dénoncé les comportements déplacés de ce dernier envers des militantes et des employés de l’Assemblée. Des ex-pages avaient raconté avoir été invitées à prendre un verre et disaient avoir reçu des remarques désobligeantes. Ces femmes avaient décrit M. Sklavounos comme étant «insistant», «déplacé» et «cruiseur».

En février, le député avait dû présenter des excuses sur la place publique. Lors d’une conférence de presse, il avait plutôt expliqué que ces tentatives de «socialisation» avaient été mal interprétées.

«Si dans des tentatives de socialiser ou créer des liens d’amitié ou d’alléger l’atmosphère de manière maladroite parfois j’ai pu offusquer ou rendre inconfortable d’autres personnes, je tiens à souligner que cela m’apparait maintenant inacceptable, et inapproprié», avait-il déclaré.

«À celles et ceux que j’ai pu offenser malgré moi, sachez que ce ne fut jamais mon intention, et que je le regrette sincèrement», avait-il poursuivi.

Ces explications n’avaient pas convaincu le gouvernement qui ne l’avait pas réintégré au PLQ.

Contacté il y a quelques semaines pour savoir s’il espérait un retour au caucus cet automne, M. Sklavounos avait expliqué au Journal que la décision ne lui appartenait pas et qu’il continuerait de siéger comme indépendant...«pour le moment».

Le PLQ indique au Journal qu’aucune demande pour un retour au caucus de M. Sklavounos n’a été faite et que la question n’est pas à l’ordre du jour.