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Le MTQ peine à embaucher des déneigeurs après la cafouillage de l'A-13

Le MTQ peine à embaucher des déneigeurs après la cafouillage de l'A-13
Photo Agence QMI, Sylvain Denis

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Malgré une vaste campagne publicitaire dans les journaux et sur les réseaux sociaux lancée en juillet à la suite du cafouillage sur l’autoroute 13 sud en mars dernier, le ministère des Transports (MTQ) peine à trouver des déneigeurs.

Selon les informations obtenues par TVA Nouvelles, Transports Québec voulait embaucher cinquante nouveaux opérateurs de chasse-neige afin d’effectuer 50 % des opérations de déneigement sur le réseau autoroutier de Montréal. Seulement vingt personnes ont répondu à l’appel de candidatures.

«On offre des conditions qui sont quand même favorables, a souligné Guillaume Paradis de Transports Québec. Mais malheureusement, on ne reçoit pas assez de candidatures. C'est difficile de trouver des gens pour se joindre à notre équipe.»

Le MTQ repousse donc d’un an son intention de réduire le nombre de sous-traitants pour effectuer le déneigement dans les régions de Montréal et de Québec. Des réaménagements d’effectifs au MTQ vont tout de même permettre à Transports Québec d’effectuer le déneigement sur les autoroutes 40 et 25 dans la couronne Nord de Montréal.

«On ne peut pas, cette année, reprendre autant de circuits en régie qu'on aurait voulus, puisqu'on manque d'employés. Actuellement à la grandeur du Québec, on fait à peu près 20 % de nos routes nous-mêmes. On veut monter à 50% à Montréal», a insisté M. Paradis.

La 13 toujours au privé

Toujours selon les informations de TVA Nouvelles, le déneigement de l’autoroute 13 qui a mal fait paraître le gouvernement en mars dernier restera sous la responsabilité du privé.

Le MTQ a reçu trois appels d’offres après avoir retiré le contrat à l’entrepreneur ROXBORO, montré du doigt dans le cafouillage du déneigement.

Selon les informations obtenues par TVA Nouvelles, ROXBORO a tenté d’obtenir à nouveau le contrat, mais il n’est pas le plus bas soumissionnaire.

Pas assez attrayant

Le président du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) n’est pas surpris de l’échec de la campagne de recrutement. Le ministère des Transports offre à ses opérateurs un salaire de 21 $/heure, pour 38 heures semaine. Ce n’est pas assez pour le syndicat.

«On est au moins cinq dollars en dessous de ce qu'on paye au niveau du privé. Les gens n’ont pas intérêt à occuper une job pour une couple de mois quand ils sont déjà ailleurs. On sait qu'il y a des problèmes de rétention de la main-d’œuvre partout. Il faut qu'ils soient plus attractifs», a affirmé le président du SFPQ, Christian d’Aigle.

Transports Québec s’est aussi procuré 20 chasse-neige supplémentaires au coût de 6 millions $.

Une promesse politique non respectée

Le Parti québécois déplore que le ministre des Transports ne respecte pas son engagement de réduire le nombre de sous-traitants cet hiver.

«Quel cafouillage, il y a vraiment une promesse politique qui est incapable d’être livrée par les libéraux actuellement. On revient à la case départ. Si jamais on revient à une situation similaire, l’autoroute 13 ne sera pas plus sécuritaire», a déploré le député de Terrebonne, Mathieu Traversy.