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Progrès en lecture chez les élèves des Premières-Seigneuries

Le taux de réussite en 4e année est passé de 55% à 67% en cinq ans

Depuis cinq ans, le taux de réussite en lecture des élèves de la commission scolaire des Premières-Seigneuries est à la hausse, à la suite de la mise en place d’une nouvelle approche pédagogique.
Photo d'archives Sébastien St-Jean Depuis cinq ans, le taux de réussite en lecture des élèves de la commission scolaire des Premières-Seigneuries est à la hausse, à la suite de la mise en place d’une nouvelle approche pédagogique.

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Depuis cinq ans, le taux de réussite en lecture des élèves de la commission scolaire des Premières-Seigneuries est à la hausse, à la suite de la mise en place d’une nouvelle approche pédagogique.

En quatrième année, le taux de réussite en lecture est passé de 55% à 67% entre 2012 et 2017, alors qu’en deuxième secondaire, il est passé de 68% à 77%. L’écart entre les garçons et les filles reste toutefois important, soit de 14 points de pourcentage au primaire et de 17 points au secondaire.

Ces résultats démontrent néanmoins que la nouvelle approche pédagogique mise en place il y a cinq ans donne des résultats, affirme Marie-Claude Asselin, directrice générale de la commission scolaire des Premières-Seigneuries (CSPS), qui couvre notamment les secteurs de Charlesbourg, Beauport et la Côte-de-Beaupré. Les progrès sont «considérables», affirme-t-elle.

L’approche privilégiée il y a cinq ans a fait ses preuves aux États-Unis, explique-t-elle. Le modèle de réponse à l’intervention (RAI) mise d’abord sur le dépistage systématique des problèmes de lecture chez les élèves, sur l’utilisation de pratiques pédagogiques dont l’efficacité a été démontrée par la recherche et sur une intervention intensive en petits groupes pour les élèves qui ont le plus de difficulté. Parmi eux, 5% auront besoin d’un suivi en orthopédagogie par la suite, explique Mme Asselin.

Les problèmes de lecture entraînent des difficultés dans les autres matières, rappelle la directrice générale, qui se réjouit que la «très grande majorité» des écoles ait adopté cette approche. Des conseillers pédagogiques ont été mobilisés pour former des enseignants et certains d’entre eux ont aussi été libérés pour développer des outils et du matériel pour leurs collègues.

La mise en place de cette approche a nécessité des investissements, mais qui n’ont pas coûté une fortune, affirme Mme Asselin. «Oui, on a ajouté des ressources, mais c’est à la portée de toutes les commissions scolaires. Quand on veut mettre en place des changements, il faut donner des conditions facilitantes. Quand on voit les résultats, ça vaut la peine», affirme-t-elle.

Des élèves meilleurs en anglais

Par ailleurs, les résultats sont aussi à la hausse en anglais dans cette commission scolaire. En deuxième secondaire, le taux de réussite en interaction orale dans la langue de Shakespeare a augmenté de 12 points de pourcentage depuis cinq ans, à la suite de mesures mises en place pour intensifier l’enseignement de l’anglais, notamment à la fin du primaire.