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Déjà des changements

Capitals vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Les joueurs de centre comme Jonathan Drouin ont appris avant les rencontres préparatoires ce qu’ils auraient dorénavant le droit de faire ou ne pas faire dans le cercle des mises en jeu.

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On ne pourra pas reprocher à la LNH de ne pas s’adapter rapidement, cette fois. On a vraiment eu droit à une levée de boucliers la semaine dernière à la suite des changements imposés par la Ligue à ses officiels concernant deux aspects importants.

On avait exigé des arbitres qu’ils punissent tous les coups de bâton à la hauteur des mains, peu importe l’intensité, et ce, même si le bâton du joueur fautif touchait le pantalon de son adversaire.

Depuis samedi, la LNH demande que les arbitres se concentrent uniquement sur la région des mains, mais aussi d’éviter de punir un joueur qui ne frappe pas l’adversaire avec force comme ce fut le cas la semaine dernière...

On demande aussi aux arbitres d’éviter de punir les coups de bâtons aux jambes ou aux pantalons des joueurs, à moins que ce soit fait avec une force importante. Ce qui est essentiel pour la ligue, c’est d’éliminer les coups de bâton à un joueur qui n’est pas le porteur du disque.

Les juges de lignes avaient aussi une commande très lourde qui était de sortir tout joueur qui trichait au cercle des mises en jeu, sous peine de recevoir une pénalité mineure à la deuxième offense de l’équipe fautive.

Depuis samedi, les juges de lignes ont le mandat suivant : les joueurs de centre pourront toucher légèrement à la ligne rouge près de leurs patins, ce qui leur était tout simplement interdit la semaine dernière.

En plus, les juges de lignes n’auront plus à surveiller les ailiers de près comme ils le faisaient. Les ailiers pourront bouger plus rapidement lorsque la rondelle va tomber sur la glace.

Cette volte-face survient alors que la LNH voulait appliquer les règlements de son livre à la lettre. Il faut dire que les tricheurs étaient nombreux dans le cercle des mises en jeu.

Pour ce qui est des coups de bâton, il ne faut pas oublier non plus que Marc Méthot a vu Sidney Crosby lui broyer un doigt la saison dernière.

C’est ce que la Ligue veut éviter à tout prix, et les ajustements demandés samedi vont quand même permettre aux arbitres de punir un joueur qui donne des coups dans la région des mains.

Indignation totale

Tous les entraîneurs et les joueurs disaient après les premiers matchs préparatoires que les arbitres allaient s’adapter et allaient être moins sévères lorsque la saison allait commencer. Plusieurs sources à la LNH me disaient le contraire, que c’était aux joueurs de s’adapter.

Mais les plaintes étaient beaucoup trop nombreuses. Les matchs duraient près de trois heures en raison du nombre important de pénalités décernées, ce qui cassait le rythme de façon beaucoup trop importante.

D’ailleurs la première plainte formelle est venue de l’entraîneur-chef des Islanders, Doug Weight, qui avait été virulent après une défaite face aux Rangers, la semaine dernière, indiquant que le spectacle était tout simplement épouvantable. Il n’avait pas tort.

Se tirer dans le pied

Chaque fois qu’une ligue modifie sa façon de faire, il est important d’éduquer les joueurs avant. Le problème, c’est qu’aucune note n’a été envoyée aux joueurs de la LNH au cours des dernières semaines pour les informer des modifications.

Ce sont les juges de lignes qui ont rencontré les joueurs de centre avant chaque match préparatoire pour leur expliquer ce qu’ils devaient faire au cercle des mises en jeu.

Est-ce normal ? Non.

On me répond à la LNH que les joueurs sont assez intelligents pour s’adapter quelques heures avant une rencontre. Je n’ai aucun doute sur l’intelligence des joueurs, mais le spectacle aurait été bien meilleur si les attaquants avaient été mis au courant des nouvelles règles durant la saison estivale, ce qui aurait fait en sorte qu’ils auraient pu s’adapter lors des entraînements sur glace.

Peut-être que la LNH aurait pu imposer ainsi aux joueurs ce qu’elle désirait vraiment apporter comme changements. Ce sera pour une autre fois.

Pas d’Expansion en vue

Les gouverneurs de la LNH vont se rencontrer mercredi à New York pour leur première réunion de la saison. Évidemment que le dossier de la nouvelle façon d’appliquer les règles (mises en jeu et coups de bâton sur les mains) sera à l’ordre du jour, et il sera intéressant de voir ce que pensent les gouverneurs de ce dossier qui a fait couler beaucoup d’encre. Pour ce qui est d’une éventuelle expansion, ce ne sera pas à l’ordre du jour alors qu’il faudra attendre probablement quelques années encore avant que Seattle soit prête à faire une demande officielle. Les gouverneurs vont recevoir une mise à jour du processus de vente des Hurricanes. Reste que, même si quelques groupes se sont manifestés, il n’y a aucune indication présentement que la vente de la formation de la Caroline surviendra dans les prochaines semaines.

Une rencontre à Montréal

La première réunion des directeurs généraux a toujours lieu au mois de novembre à Toronto, durant le week-end des anciens joueurs vedettes qui sont intronisés au Panthéon du hockey. En cette année du centenaire, la LNH a décidé de modifier son calendrier et la rencontre des directeurs généraux aura lieu à Montréal, le vendredi 17 novembre, à l’hôtel Windsor, là où la Ligue nationale de hockey a été créée il y a près de 100 ans. Il sera d’ailleurs intéressant de voir ce que la ligue prévoit faire pour le week-end du centenaire alors qu’un match extérieur aurait pu avoir lieu au stade Percival-Molson, mais malheureusement le projet est tombé à l’eau. Aucune annonce n’a encore été faite sur la façon dont la LNH allait célébrer son centième anniversaire, le 26 novembre.

Nouvelle convention

Sans faire trop de bruit, la Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs en sont venues à une entente sur les modalités d’une nouvelle convention collective... pour les médias sociaux. Il est maintenant interdit aux joueurs d’utiliser les médias sociaux 60 minutes avant une rencontre et jusqu’à la conclusion du match. La convention collective soutient aussi qu’un joueur sera puni sévèrement s’il se sert des médias sociaux pour critiquer le travail des arbitres, un adversaire ou la ligue...