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QC21 veut éliminer la « taxe Labeaume »

Équipe Labeaume dénonce les informations « erronées » véhiculées par Jean-François Gosselin

Lors d’un point de presse, hier, avec plusieurs candidats de Québec 21, Jean-François Gosselin a accusé Régis Labeaume de jouer avec les chiffres en affirmant que les hausses de taxes, depuis dix ans, ont suivi l’inflation.
Photo Stevens LeBlanc Lors d’un point de presse, hier, avec plusieurs candidats de Québec 21, Jean-François Gosselin a accusé Régis Labeaume de jouer avec les chiffres en affirmant que les hausses de taxes, depuis dix ans, ont suivi l’inflation.

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Québec 21 s’est engagé, mardi, à réduire les taxes des citoyens de 100 millions $ d’ici quatre ans en éliminant la « taxe Labeaume », une taxe qui n’existe tout simplement pas, a rétorqué l’administration sortante.

En conférence de presse, le candidat à la mairie Jean-François Gosselin a reproché essentiellement à Régis Labeaume d’avoir « profité de l’augmentation de la hausse de la valeur des maisons à Québec pour aller chercher plus d’argent dans les poches des gens » au fil des ans, histoire de pouvoir dépenser davantage.

« On le sait, Régis Labeaume aime taxer et il aime dépenser. C’est dans sa nature, il nous le démontre semaine après semaine, année après année depuis dix ans », a déclaré le chef de Québec 21, évaluant le coût de cette fameuse « taxe » à 100 M$. Il compte ainsi rationaliser les dépenses du même montant pour redonner l’argent aux citoyens, un défi de taille, a-t-il concédé.

Pour y parvenir, il croit possible d’économiser 25 M$ en réduisant le salaire des cadres et un autre 25 M$ en sabrant toute dépense qu’il juge « farfelue ». À ce chapitre, il a notamment évoqué le Grand Prix Cycliste, le récent sommet sur la mobilité ou encore Bordeaux fête le vin. Il n’a pas indiqué comment il comptait s’y prendre pour trouver les 50 M$ restants.

Document

Québec 21 a diffusé un document détaillant les hausses de taxes depuis 2009 dans chaque arrondissement, insistant sur celui de Vanier (+35,4 %). « Contrairement à ce que Régis Labeaume vous fait croire avec ses tours de magie, quand il dit que les taxes n’ont pas augmenté plus haut que l’inflation, c’est pas vrai », a-t-il martelé.

Le tableau fait cependant totalement abstraction des dettes des anciennes villes et de l’harmonisation du fardeau fiscal, deux facteurs importants, prévus dans la loi, qui ont une incidence directe sur les hausses de taxes de chaque arrondissement. « On est rendus dans le technique », a répondu M. Gosselin, questionné sur cette omission.

« C’est faux », dit Équipe Labeaume

Soucieux de « remettre les pendules à l’heure », le vice-président du comité exécutif a dénoncé les « informations erronées » véhiculées par Québec 21 en fin de journée. « Je vais mettre ça sur le dos d’une incompréhension des finances publiques », a déploré Jonatan Julien.

Il a rappelé que la Ville ne fait « aucun revenu supplémentaire » lors du dépôt du rôle d’évaluation puisque le taux de taxation foncière est ajusté à la baisse en conséquence. « Si l’augmentation moyenne du rôle est de 9 %, on baisse le taux de 9 % en moyenne. » Quant à la rémunération des hauts fonctionnaires, M. Julien se demande comment on pourrait couper 25 M$ alors que la masse salariale des 400 cadres atteint « 45 M$ par année ».

« Il faudrait que six cadres sur dix quittent la Ville de Québec. C’est ahurissant comme donnée, ce n’est pas crédible ! »

Des réactions :

« On ne peut pas laisser dire des trucs comme ça... L’invitation est toujours sur la table pour débattre de finances publiques. On va pouvoir clarifier les incohérences qui sont dites. »
-Jonatan Julien, conseiller sortant pour Équipe Labeaume
 
« Inclure les dettes des anciennes villes pour gonfler le chiffre, c’est un peu démagogue à notre avis. Ce n’est pas vrai. Il (Jean-François Gosselin) est allé un peu trop loin. »
-Anne Guérette, chef de Démocratie Québec