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François Legault cède au chantage d’Uber, dit Lisée

Periode des questions
Photo Simon Clark Jean-François Lisée s’est dit «renversé» par la réaction de François Legault, qui a défendu bec et ongle mardi la multinationale Uber.

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Le chef du Parti québécois accuse son homologue de la CAQ de «céder au chantage» d’Uber, qui menace de quitter la province en raison des nouvelles restrictions imposées par Québec.

Jean-François Lisée s’est dit «renversé» par la réaction de François Legault, qui a défendu bec et ongle mardi la multinationale Uber. Cette dernière a annoncé qu’elle claquerait la porte du Québec le 14 octobre si le gouvernement Couillard ne revient pas sur sa décision d’augmenter le nombre d’heures de formation des chauffeurs, en plus de vérifier leurs antécédents judiciaires.

«François Legault a dit: moi, dès qu’une multinationale comme Uber menace de s’en aller, il faut leur donner ce qu’ils veulent. Ça nous dit quelque chose de très important sur François Legault: sa capacité de céder rapidement à une pression indue», a déclaré M. Lisée, en mêlée de presse, mercredi.

Le premier ministre Philippe Couillard a déjà fait savoir qu’il refusait de se mettre «à plat ventre» devant Uber. Même son de cloche du côté du PQ, qui estime que le gouvernement doit demeurer «ferme». «La demande qui a été faite à Uber est raisonnable, elle doit être appliquée par Uber, elle fait consensus avec les autres acteurs du milieu», soutient M. Lisée.

Malgré ces critiques, la CAQ persiste et signe. Lors de la période de questions mercredi, le député François Bonnardel a affirmé qu’en «fermant la porte» à Uber, le gouvernement démontre qu’il est incapable de trouver «une place pour l'économie collaborative».

S’il affirme que des «discussions ont lieu», le ministre des Transports Laurent Lessard n’entend pas «baisser toutes les règles pour permettre de faire n'importe quoi», sous prétexte qu’Uber est une multinationale.