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Quarante postes de qualité offerts et peu de candidats

La machine à papier numéro 9 de l’usine PFR devrait redémarrer très bientôt

Le redémarrage de la machine no 9 de l’usine PFR d’Alma est une excellente nouvelle pour l’industrie des pâtes et papiers.
Photo Agence QMI Le redémarrage de la machine no 9 de l’usine PFR d’Alma est une excellente nouvelle pour l’industrie des pâtes et papiers.

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Le personnel de l’usine d’Alma de Produits forestiers Résolu s’active en vue du redémarrage de la machine à papier numéro 9.

Après une période sombre, le soleil pointe à l’horizon pour les travailleurs qui devraient reprendre la production dès le 16 octobre prochain.

« Il y a beaucoup de fébrilité. Les gens travaillent fort. Les gens ont donné beaucoup d’heures », souligne en entrevue à TVA Nouvelles le président du syndicat, Jean-Pierre Lebel.

Tout un défi

Et c’est tout un défi que représente le redémarrage de cette immense machine, située au cœur des installations. Le processus actuellement en cours est le fruit d’un effort collectif, où cadres, syndiqués et même retraités mettent l’épaule à la roue.

« C’est la plus belle chose qu’il ne pouvait pas nous arriver. C’est merveilleux. C’est plaisant. Ça va être une nouvelle gamme de papier dans lequel il va falloir développer. C’est un beau challenge », souligne un de ces retraités, Rock Gaboury.

Ce dernier a accepté de reprendre le travail pour transmettre ses connaissances à la relève. Son sentiment d’appartenance à l’égard de l’usine d’Alma ne pouvait pas le laisser indifférent face à la reprise des activités.

« Tout le monde met son petit grain de sel pour favoriser le transfert de connaissance et de l’expertise afin que tout se passe bien », lance Bruno-Pierre Lavoie, opérateur et formateur.

« Le redémarrage de la 9, ça mobilise beaucoup de monde, tant au niveau des travailleurs que du côté patronal. On travaille en équipe et on va la redémarrer, cette machine-là », ajoute le travailleur Jim-Alex Gagnon.

16 octobre

La production doit débuter le 16 octobre prochain. D’ici là, le changement de vocation de la numéro 9 s’organise. « La machine était dédiée à la production de papier annuaire. Dorénavant, il s’agira de papier book et d’encart publicitaire. Normalement, un redémarrage de la sorte prendrait de trois à quatre mois. Mais nous, on le fera en cinq semaines », souligne le directeur général de l’usine, Paul Falardeau.

Lorsqu’elle atteindra son rythme de croisière, la machine aura un potentiel de production de 90 000 tonnes de papier par année. L’appareil qui existe depuis 1927 était remisé depuis deux ans. Une équipe s’active présentement à le remettre sur les rails.

« L’entretien était moins présent. Il faut la remettre en ordre, changer les rouleaux, les engrenages, les huiles », commente Dominic Privé, mécanicien.

Pour combler le manque de main-d’œuvre, une embauche massive de personnel est en cours. « Nous recherchons des électriciens, mécaniciens et opérateurs. Le défi est là. C’est un défi d’embauche très rapide », affirme Paul Falardeau.

« Ce que l’on recherche comme profil, ce sont des gens dynamiques, rigoureux, sécuritaires et qui travaillent en équipe », mentionne Patricia Gagnon, coordonnatrice de la Santé et de la Sécurité au travail.

Quarante postes de qualité sont présentement disponibles, et si cinquante machines à papier ont fermé au Québec depuis 2000, PFR compte bien voir la machine numéro 9 rouler encore longtemps.

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