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À la sauce Trump

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La méthode de Québec 21 et de son chef, Jean-François Gosselin, rappelle à bien des égards celle employée par le président américain Donald Trump pendant sa campagne. Faire du bruit à tout prix, même si on ne dit pas toujours la vérité.

« Donald Trump ne parle qu’à ses propres électeurs. Il nourrit leurs perceptions par les siennes et les érige en faits », a écrit ma collègue Josée Legault à propos de la méthode contestée du président américain.

Un des principaux outils de la « méthode » Trump, élaborait Mme Legault, est un discrédit ouvert et répété des médias, où les médias sociaux et les échanges en silo qu’ils produisent facilitent la tâche. Sauf pour ceux qui lui sont favorables, les journalistes sont des « méchants » faciles à identifier. C’est précisément ce qu’on peut observer sur la page Facebook de Québec 21.

Plusieurs erreurs

C’est aussi ce qu’on peut déceler à travers plusieurs sorties médiatiques récentes de M. Gosselin, où il a multiplié les erreurs de chiffres et de faits. Voici quelques exemples : chiffres erronés à propos de la masse salariale des cadres de la Ville, et aussi à propos des taxes municipales, alors qu’il ne tenait pas compte des dettes des anciennes villes et de l’harmonisation imposées par la loi sur les fusions.

Autre exemple : M. Gosselin propose de faire passer le nombre de règlements à la Ville de 4500 à 450, alors que dans les faits, il n’existe qu’un peu plus de 200 règlements codifiés. Puis il soutient le troisième lien, alors qu’il n’existe encore aucune étude.

Québec 21 n’est pas le premier parti à exagérer et M. Labeaume en est bien capable. Mais si M. Gosselin se réclame du changement et prône le « retour du respect à l’hôtel de ville », il devrait revoir certaines pratiques.

Lors du porte-à-porte, M. Gosselin entend beaucoup la remarque suivante : « Régis Labeaume va rentrer, mais par contre, ça va prendre de l’opposition », confiait-il hier en entrevue éditoriale. On verra si le message se confirme dans l’urne. C’est clairement ce qu’espère le parti, dont le chef se voit comme « l’adversaire principal de Régis Labeaume », faisant fi d’Anne Guérette, chef de l’opposition sortante, dont personne ne lui parle, argue-t-il.

Le chef de Québec 21 trace un parallèle avec la vague adéquiste qui l’a fait élire en 2007 à l’Assemblée nationale. Reste à voir si à Québec, les gens ont ce même goût de changement.

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