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Pas prête pour un réseau de transport collectif lourd

Inutile de songer à un tel projet pour Québec avant 10 ans, dit Jean-François Gosselin

Le candidat à la mairie Jean-François Gosselin affirme qu’il est en progression constante et qu’il compte désormais sur «une base solide» de partisans qui ne veulent «rien savoir» de Régis Labeaume ou d’Anne Guérette.
Photo Didier Debusschere Le candidat à la mairie Jean-François Gosselin affirme qu’il est en progression constante et qu’il compte désormais sur «une base solide» de partisans qui ne veulent «rien savoir» de Régis Labeaume ou d’Anne Guérette.

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La Ville de Québec n’a pas le bassin de population pour justifier l’implantation d’un réseau de transport collectif robuste, estime Jean-François Gosselin. Il juge inutile d’envisager un projet d’envergure avant au moins dix ans.

Deuxième plus grande ville du Québec avec ses quelque 545 000 habitants, la Vieille Capitale n’est tout simplement pas prête, selon le chef de Québec 21, à accueillir un tramway, un SRB ou tout autre mode de transport collectif dit structurant.

« Non, on n’est pas rendus là. Ce n’est pas assez populeux, si on compare à Montréal. Dans dix ans, peut-être qu’on va être rendus là, à préparer ça », a confié le candidat à la mairie de Québec en entrevue éditoriale hier, au local électoral de son parti sur le boulevard Wilfrid-Hamel.

Les positions de Jean-François Gosselin, sur la mobilité, sont aux antipodes de celles de ses adversaires, qui le dépeignent souvent comme un politicien populiste. Il ne s’en offusque pas. « Mes idées sont populaires donc je suis populiste ? Moi, je prends ça comme un compliment. Quand quelqu’un n’a plus rien à dire, il dit : “Ah, c’est un populiste.” Pour moi, ils trouvent que c’est une bonne idée puis ils sont fâchés de ne pas y avoir pensé avant. »

Le chef de Québec 21 répète à qui veut l’entendre que le projet de SRB du maire sortant est toujours « vivant ». Dans son porte-à-porte, des citoyens lui disent fréquemment qu’ils ne voteront pas pour Équipe Labeaume en raison de ce projet dont ils ne veulent pas, dit-il.

Il n’a pas non plus l’intention de mettre un sou additionnel dans le budget annuel du Réseau de transport de la capitale. Très critique envers la direction du RTC, il promet cependant de faire mieux avec les mêmes sommes. « Il ne faut pas mettre plus d’argent en espérant des résultats différents. »

Troisième lien Québec-Lévis

Jean-François Gosselin suggère plutôt d’inclure une voie réservée pour le transport en commun sur un éventuel troisième lien dans l’est, projet dont il est l’un des plus ardents défenseurs. Il balaie du revers de la main les avis d’experts qui remettent en question la pertinence du projet et les chiffres de la Ville qui anticipent des impacts négatifs sur les résidents de Beauport et Charlesbourg qui utilisent Félix-Leclerc et Dufferin-Montmorency.

« Là, on essaie de faire peur aux gens. Les gens de Beauport et Charlesbourg vont en profiter (du troisième lien) parce qu’ils vont pouvoir l’utiliser. Ça prend un périphérique pour la région de Québec », insiste-t-il. « C’est un projet porteur, un projet visionnaire. Ça fait longtemps qu’on a eu un projet comme ça. Depuis les années 1970 que le réseau routier n’a pas été mis à jour. Là, on est plus que rendus là. Ça va changer toute la dynamique du transport. »

Guerre à l’automobile

M. Gosselin accuse aussi l’administration Labeaume – qui a obtenu une confirmation de l’élargissement de l’autoroute Laurentienne deux jours avant le déclenchement de la campagne – de mener une guerre à l’auto en voulant retrancher des voies de circulation avec son futur projet de transport structurant.