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Vers l’adoption du projet de loi sur la neutralité religieuse

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Photo Simon Clark La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, estime être parvenue à un consensus dans le projet de loi sur la neutralité religieuse de l’État.

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Malgré les vives critiques de l’opposition envers le controversé projet de loi sur la neutralité religieuse de l’État, la ministre de la Justice estime être parvenue à un consensus.

L’étude détaillée du projet de loi 62 a été achevée mercredi, à l’Assemblée nationale. Plus de deux années après son dépôt, la version amendée de la pièce législative devrait être adoptée par les parlementaires au courant de la semaine prochaine.

«On a un projet de loi qui est basé sur des consensus. Vous constaterez dans le projet de loi qu’il y a des amendements qui émanent de chacun des partis politiques de l’opposition. Généralement, lorsqu’on est contre un projet de loi, c’est rare qu’on va travailler pour le bonifier», a brièvement déclaré la ministre Stéphanie Vallée, à la sortie du caucus libéral, jeudi.

Contre le projet

Le son de cloche est différent du côté des partis d’opposition. Le projet de loi, qui prône l’échange de services publics à visage découvert, n’a visiblement pas fait l’unanimité. La CAQ a déjà fait savoir qu’elle voterait contre. La députée péquiste Agnès Maltais compte inviter son parti à faire de même, puisque cette législation ne fera «pas vraiment avancer le Québec».

Tous les partis d’opposition auraient préféré que le gouvernement parle de «laïcité» plutôt que de «neutralité». Le PQ et la CAQ réclamaient notamment l’interdiction de signes religieux chez les employés de l’État en position d’autorité, ce que ne prévoit pas le document.

Le débat sur les accommodements religieux est loin d’être clos, estiment-ils. «Est-ce qu'on tourne la page? Non, a déploré Mme Maltais. Il est toujours possible de demander des exceptions au visage découvert». «Je pense qu’on a essayé de mettre un couvercle sur la marmite, mais au-delà de tout ça, c’est un sujet qui va rester d’actualité», a commenté le caquiste François Bonnardel.