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Un DG bien en selle

Capitals vs Canadiens
photo martin chevalier Jonathan Drouin apporte de la créativité à l’attaque du Canadien.

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La stabilité est primordiale dans le sport professionnel et la bonne nouvelle pour Marc Bergevin, c’est qu’il travaille avec les coudées franches. Sa prolongation de contrat de cinq ans débute cette saison et on a senti, lors des entrevues qu’il a accordées la semaine dernière aux diffuseurs, que le directeur général des Canadiens n’a pas perdu la passion qui l’habitait à son arrivée à Montréal en 2012.

Il faut dire qu’en réglant rapidement la prolongation de contrat de Carey Price (8 ans, 84 millions $) il s’est assuré d’éviter toute distraction pour la prochaine saison.

L’acquisition de Jonathan Drouin permet aussi à Bergevin d’avoir une attaque qui sera beaucoup plus créative et dangereuse, alors que le centre québécois a un talent que très peu de joueurs possèdent dans cette ligue.

Si on analyse froidement le travail de Bergevin depuis son arrivée à Montréal, il faut rendre à César ce qui revient à César. On ne parle pas ici d’un directeur général qui regarde le train passer. Il veut gagner la coupe Stanley et veut tout faire pour y arriver.

Capitals vs Canadiens
Photo Chantal Poirier

Mais au-delà des attentes qu’il se met sur les épaules, il faut aussi être réaliste. Les équipes qui ont remporté la coupe Stanley ont toutes un point en commun : la défaite.

S’enliser pour gagner

De 2009 à 2017, huit des neuf coupes Stanley qui ont été remportées l’ont été par des équipes qui ont connu des années misérables. Les Penguins ont touché trois fois à la coupe depuis 2009 et avant de le faire, ils n’ont pas participé aux séries pendant quatre saisons consécutives, ce qui leur a permis de mettre la main sur Sidney Crosby et Evgeni Malkin.

Les Blackhawks ont aussi remporté trois coupes Stanley depuis 2009, eux qui n’avaient participé aux séries qu’une seule fois entre les saisons 1998 et 2008. Ils ont été en mesure de repêcher deux attaquants qui ont été au cœur des trois conquêtes de la coupe, soit Jonathan Toews et Patrick Kane.

Les Kings ont touché le trophée deux fois depuis 2009, mais ils n’avaient pas participé aux séries éliminatoires une seule fois de 2003 à 2009. Ils ont été en mesure de repêcher deux joueurs qui ont complètement transformé cette franchise, soit Anze Kopitar et Drew Doughty.

La seule équipe qui représente l’exception depuis neuf ans, ce sont les Bruins de Boston de 2011 qui ont remporté le fameux trophée sans connaître trop d’années misérables. Mais en repêchant Patrice Bergeron, Milan Lucic, Tyler Seguin et David Krejci, cette formation s’est donné les outils pour connaître du succès. Sans oublier leur entraîneur-chef, Claude Julien, qui se retrouve maintenant derrière le banc du Canadien.

Trouver la bonne recette

Marc Bergevin ne veut rien savoir d’avoir une équipe qui va rater les séries pendant plusieurs saisons.

La réalité, c’est que depuis son arrivée en mai 2012, le Canadien a raté les séries une seule fois et c’était en 2015 lorsque Carey Price avait dû s’absenter pendant une très longue partie de la saison. On connaît la suite. Depuis mai 2012, le Tricolore a été éliminé une fois en troisième ronde, une fois en deuxième ronde et deux fois en première ronde. Pendant cette séquence, l’équipe de Marc Bergevin a terminé trois fois au premier rang de sa division.

La compétition sera encore plus difficile avec l’émergence des Maple Leafs, mais dites-vous que bien des formations aimeraient compter sur des joueurs comme Carey Price, Shea Weber, Max Pacioretty et Jonathan Drouin. La base est bien meilleure qu’à son arrivée, un signe que Bergevin n’a pas chômé depuis cinq ans.

PAS DE TRANSACTION EN VUE

Joe Sakic ne bronche pas. Malgré le mécontentement de Matt Duchene qui ne veut plus jouer au Colorado, il semble clair que l’attaquant vedette de l’équipe va jouer pour l’Avalanche cette saison et probablement pour plus longtemps qu’il ne le souhaite. Plusieurs sources me confirment que le directeur général de l’Avalanche n’a pas changé ses demandes, soit un jeune défenseur établi, un espoir et un choix de première ronde. Aucune formation n’est prête à répondre aux exigences de Sakic, jugées beaucoup trop élevées. Il reste deux années au contrat de Duchene et jamais Sakic ne sera en mesure d’obtenir plus qu’en ce moment sur le marché des transactions. Plus le temps avance et moins il obtiendra en retour de Duchene. Mais on ne semble pas comprendre cette réalité au Colorado.

BOUCHER PAS INQUIET

L’entraîneur-chef des Sénateurs, Guy Boucher, croit que le premier choix au dernier repêchage, Nico Hischier, connaîtra beaucoup de succès avec les Devils cette saison. Boucher connaît très bien le jeune homme de 18 ans, l’ayant dirigé à Berne en Suisse il y a deux ans. « Il jouait à 16 ans contre des joueurs de 25, 30, 35 ans et je ne l’ai jamais vu faire une seule erreur défensive. Il faut vraiment quelqu’un de spécial et d’intelligent pour être capable de faire ça. Il a un directeur général et un entraîneur qui sont très près des joueurs au New Jersey et il a tout pour réussir. Je m’attends à ce qu’il connaisse beaucoup de succès dès cette saison. » Exactement le genre de joueur que les Devils rêvaient d’obtenir, alors que le talent à l’attaque était rare dans cette formation.

BRASSARD DE RETOUR

Derick Brassard n’aura pas disputé un seul match préparatoire, mais tout indique qu’il sera du premier de la saison jeudi. Opéré à l’ épaule une semaine après la fin de la troisième ronde des séries, Brassard se sent maintenant prêt à effectuer un retour au jeu. Guy Boucher va devoir gérer le temps d’utilisation de son joueur de centre et lui donner le temps de retrouver la forme. Il est aussi probable que le défenseur vedette Erik Karlsson revienne au jeu cette semaine, lui qui a été opéré à la cheville dans l’entre-saison.