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Les animateurs radio réagissent à l’arrestation de Martin Pouliot

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo Stevens LeBlanc Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin

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La communauté radiophonique a grandement réagi à l’arrestation de l’animateur Martin Pouliot, qui a été impliqué dans un accident dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’il conduisait son véhicule avec les facultés affaiblies par l’alcool.

Une femme de 37 ans a été gravement blessée lors de la collision. Martin Pouliot doit comparaître lundi au palais de justice de Québec.

Voici les réactions de certains animateurs:

Stephan Dupont

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Il doit être un peu content lui, que ça brasse partout sur la planète à matin et qu’il se retrouve en page... plus loin qu’en page frontispice des différents quotidiens parce qu’il y a une femme qui a été blessée sérieusement dans l’accident dans lequel il a été impliqué avec les facultés affaiblies.»

Dominic Maurais

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Si Martin Pouliot avait été chroniqueur dans Maurais Live, je vous annonce que Phil Lefebvre [directeur général de la station] aurait fait un communiqué. Ça se peut que j’aie fait un communiqué moi-même, soit dit en passant, parce que c’est sûr qu’il n’aurait plus remis les pieds ici, ça, c’est sûr et certain.»

«Regardez, l’alcool au volant. On le dit, on le dit, on le dit, on le dit pis on le redit, mais ç’a l’air que c’est pas assez, quoi? Aucune blessure dans son cas à lui, mais il a gravement blessé une femme dans la trentaine. [...] Il y a quelqu’un qui subit les conséquences et qui va peut-être garder des séquelles pour le restant de ses jours. [...] C’est une chauffeuse du RTC. Pancréas perforé, bassin fracturé, me dit-on. [...] C’est un message pour [tous]. C’est le même message que j’envoie dans le cas de [Patrice] Demers. C’est un message pour [tous]!»

«J’ai de la peine pour la victime. J’ai de la peine pour lui comme tel. Mais je ne lui en veux pas non plus. Savez-vous quoi? Ça me laisse indifférent, son sort à lui. [...] Il vit peut-être la fin de sa carrière.»

«Qu’est-ce qu’on a à retenir de ça? Moi, ce que je retiens de ça, c’est qu’il faut être doublement, doublement, doublement prudent.»

 

Doc Mailloux

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
PHOTO ANDREANNE LEMIRE

 

«Martin Pouliot a fauté gravement et, ce matin, je vais vous citer une parole du Christ face à Marie-Madeleine, à ceux qui voulaient la lapider parce qu’elle se prostituait. Il a dit: “Que celui qui est sans péché lui lance la première pierre.” [...] Il va le payer cher.»

 

Sylvain Bouchard

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«C’est sûr que, là-dedans, et ce n’est pas la première fois que ça nous arrive ici, on n’est pas dans une situation qui est facile. Je parle peut-être un peu plus pour moi [...] dans mon cas à moi, ce n’est pas juste un ex-collègue, c’est un ami. Ça faisait un petit bout qu’on ne s’était pas vus, mais ce n’est pas grave. [...] Il y a une femme qui lutte peut-être encore pour sa vie. [...] Ça me fatigue de voir des proches, collègues, amis, autres parents prendre le micro quand arrive un événement comme ça. Il faut se garder une petite gêne. C’est ça que je fais, là. Le reste, on va traiter la nouvelle et il n’y aura aucun coverup, je vous le jure.»

 

Richard Martineau

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Comme quoi, même quand t’es commentateur, pis que tu passes ton temps à donner la leçon, à faire la leçon [...] on a l’air meilleurs que tout le monde et on a l’air de comprendre comment ça se passe, le monde, pis tout ça. On a l’air au-dessus de nos affaires. Comme quoi, même un gars qui est commentateur peut agir comme un parfait imbécile.»

«C’est impardonnable. C’est inacceptable qu’en 2017 il y ait encore des gens qui conduisent complètement paf. Avec tout ce qui existe, tous les services de raccompagnement, avec les taxis, avec tout! Voyons donc, ça n’a pas de sens! Quand tu es abonné à la CAA, j’ai regardé ça hier, tu as droit à quatre raccompagnements gratuits. Il y en a plein, de services!»

 

Catherine Gaudreault

 

«Quand tu décides de faire un métier public, c’est certain que, oui, tu es plus “watché”, tu es sous la loupe. Les gens vont te critiquer davantage et on a une responsabilité qui vient avec. Mais un événement comme celui-là me fait dire encore plus, ce matin: “La grande, fais encore plus attention!” Je ne suis pas quelqu’un qui prend de l’alcool et qui conduit après, mais quand même. [...] Ce n’est pas que c’est plus important ou que c’est plus grave que quelqu’un qui n’est pas connu, mais, oui, il faut être plus vigilant.»

«Il faut vivre avec ça. Tu choisis ce métier-là, vis avec ça aussi, vis avec les conséquences, parce que la notoriété que ça donne et la visibilité, parfois tu es bien content, mais il y a l’envers de la médaille aussi. Il faut que tu sois plus blanc que blanc, et c’est ça! Ça vient avec! Assumons.»

Myriam Ségal

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Moi, je pense à sa victime. [...] Tu finis par guérir, mais tu ne guéris jamais d’un gros traumatisme comme ça. Tu as toujours des séquelles qui finissent par te rattraper.»

«Le problème, c’est qu’on a une espèce d’indulgence pour les gens qui conduisent en état d’ébriété, qu’on n’a pas pour d’autres criminels, parce qu’on l’a tous fait dans une vie passée. [...] Le problème, c’est que tu ne sais jamais, quand tu prends le volant, si tu vas blesser ou tuer quelqu’un.»

«La vie de cette femme-là, qui a deux enfants, il l’a fragilisée. Je veux bien qu’on [dise] que c’est de valeur pour Martin, qui est par ailleurs quelqu’un qui réfléchissait, qui était dynamique, mais c’est bien plus de valeur pour sa victime.»

«Quand tu conduis en état d’ébriété, même si tu ne tues personne, c’est juste un hasard que tu n’aies tué personne. Le geste est aussi grave, que tu ne tues personne ou que tu tues quelqu’un.»

Éric Duhaime

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Je suis allé relire sa page Facebook. La semaine passée, quand ils ont annoncé qu’Uber s’en allait, il a marqué “bonne chose”. Je me suis dit qu'il aurait peut-être dû “downloader” l’application pis l’utiliser plutôt que souhaiter son départ.»

«Martin Pouliot a déjà été arrêté avec du pot dans son char, il y a très longtemps. Tsé, Martin Pouliot, c’est quelqu’un que je trouve très intelligent. Je vais le dire. [...] Il est structuré, il a des arguments. [...] J’ai toujours trouvé que Martin Pouliot, c’est un gars intelligent, mais pas de jugement. Ce n’est pas la première fois que je remarque qu’il y a des erreurs et des problèmes de jugement. Pis il y a eu d’autres cas. Je ne veux pas entrer dans tous les détails, mais je me souviens de l’avoir rencontré, de l’avoir regardé, pis dans ma tête je me disais: “Ben voyons, qu’est-ce qu’il fait! Il réalise-tu ce qu’il est en train de faire? Il est en train de se caler!”»

«C’est un gars qui a une haute opinion de lui-même. Des fois, ces personnes-là, on dirait que ça leur enlève la capacité de voir clair. [...] Christie, le gars, je savais qu’il ne roulait pas sur l’or, mais ça buvait du champagne, ça fumait des cigares, ça jouait la grosse vie dans les gros restaurants et ça donnait des leçons à du monde qui performait pas mal mieux que lui. [...] Un moment donné, tu ne peux pas jouer à ce jeu-là éternellement.»

Jeff Fillion

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Je pense que, rapidement, on peut voir que c’est un gars très intelligent. Je ne pense pas que c’est un bum. Il a eu des problèmes dans sa vie, comme à peu près tout le monde. Mais il n’est pas encore assez intelligent, en 2017, pour dire: “Je vais prendre un taxi. Je vais prendre Tolérance Zéro. Je vais prendre mon application Uber” [...] Ah non. Il était contre Uber.»

«Je vais répéter ce que j’ai dit il y a deux semaines: "Même mes ennemis, vous pouvez m’appeler. Si vous êtes trop pauvres pour appeler Tolérance Zéro ou appeler CAA Québec, ou appeler un taxi ou appeler Uber, si vous êtes trop pauvres pour sécuriser mes enfants qui sont sur la route et vos enfants, pour sécuriser nos femmes qui des fois arrivent de travailler à 10 h le soir, 11 h le soir... C’est la jungle, à cette heure-là, sur les routes, c’est très dangereux, beaucoup de gens drogués, beaucoup de gens en boisson, trop de gens en boisson."»

«Vous avez le droit de faire ce que vous voulez, mais sur les routes, nos enfants circulent sur les routes. [...] Comment on peut être tranquille quand on sait qu’il y a une tonne de Martin Pouliot sur la route?»

«C’est facile, dire ce qu’on veut sur lui. Pensez-vous qu’il était tout seul, samedi soir à 2 h du matin, dans son état? Il y en avait d’autres.»

André Arthur

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo DIDIER DEBUSSCHERE

 

«Les frasques de Martin Pouliot au long de sa carrière radiophonique sont très connues dans le milieu radiophonique et je fais partie de ceux – je le dis sans détour – je fais partie de ceux qui, l’été dernier, avaient tenté de prévenir la direction de notre station que peut-être elle ne connaissait pas l’individu avant de l’embaucher. J’ai fait ma part. J’ai dit ce que je savais. Je sais que d’autres l’ont fait aussi.»

«C’est un gars qui a déjà rencontré la police, c’est un gars qui a déjà eu des problèmes. Il n’a jamais été trouvé coupable de rien, que je sache, mais il y a plein d’histoires, dans la radio, concernant le comportement de ce gars-là, et, d’ailleurs, il nous l’a assez bien prouvé cet été, lorsqu’à la fin d’un contrat de remplacement d’animateur, parce que c’était le genre de gars qu’on pouvait embaucher l’été pour remplacer quelqu’un, il avait fait une déclaration qui, moi, m’était apparue comme étant quelque chose que, dans le milieu, on n’accepte pas, quelque chose que, entre artisans, on n’osera jamais faire. Il avait lancé un appel aux auditeurs à se plaindre à la direction de BLVD des animateurs qu’ils n’aiment pas, parce que les patrons donneraient suite à leur plainte.»

«Il y a matière à réflexion, dans ce dossier-là, pour les dirigeants de stations de télévision et de radio qui ont fait confiance à ce gars-là. Il y a de quoi d’assez spectaculaire dans l’attitude des gens de la communauté des médias, à l’égard de leurs responsabilités sociales et de leur comportement comme êtres humains. [...] Cette attitude-là est beaucoup plus répandue que vous ne le pensez et c’est quelque chose qui oblige les dirigeants des stations de radio et de télévision à être extrêmement prudents à l’égard des gens à qui ils confient la réputation de leur établissement.»

Sophie Durocher

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
PHOTO BRUNO PETROZZA

 

«Dès qu’on a été mis au courant de la situation, mon collègue Dan Caron – plus que mon collègue, mon patron, directeur des programmes – a annoncé tout de suite que nous mettrions fin à nos collaborations avec Martin Pouliot, ce que bien sûr j’appuie à 150 %.»

«C’est tolérance zéro pour ce genre de comportement. N’oublions pas qu’au moment où on se parle, une jeune femme est hospitalisée. Son état est stable pour l’instant. Je voudrais tout de suite, d’ailleurs, offrir à cette jeune femme dont je ne connais pas l’identité, mes pensées les plus sincères. Je suis très attristée par ce qui lui arrive et je tiens à lui faire savoir que pour nous, pour l’ensemble de notre équipe, c’est un comportement inacceptable. Martin fera face à la justice de son côté, mais de notre côté, il est hors de question que cette personne collabore d’une façon ou d’une autre à notre station. C’est, comme je le disais, tolérance zéro. Voilà, c’est dit.»

Stéphane Gasse

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Martin Pouliot, comme vous le savez, est un communicateur. Il a longtemps été animateur à la radio. On ne se mettra pas la tête dans le sable, Martin Pouliot était collaborateur d’une émission ici, celle de Sophie Durocher. Il a également été engagé comme pigiste au cours des mois estivaux, entre autres pour notre émission d’après-midi. Martin Pouliot est surtout connu comme chroniqueur régulier à la télé de LCN, à l’émission de Denis Lévesque. Il y est sur une base quotidienne, à raison de deux ou trois fois par semaine. Donc, c’est une personne que les gens connaissent bien.»

«Vous savez que notre station est toute jeune. Notre service de nouvelles l’est tout autant. Je pense qu’hier, nous avons fait une démonstration sérieuse que ce n’est pas parce que quelqu’un est dans la famille ou s’en approche que, nécessairement, on va fermer les yeux sur ce qui se passe. Ç’a été le cas avec Nathalie Normandeau, pour des raisons totalement différentes. Dans le cas de Nathalie, on parle pour l’instant – on verra bien – de preuves circonstancielles, du qu’en-dira-t-on. Dans le cas de Martin Pouliot, c’est autre chose. Il y a une preuve physique. Il y a un test physique qui a été échoué. C’est une preuve qui est un peu plus difficile à démolir. Il a le droit de le faire et il le fera certainement. Il a le droit à la présomption d'innocence jusqu’à preuve du contraire et c’est au tribunal de décider ça, à moins que, lorsqu’il comparaîtra ce matin, Martin Pouliot décide de faire – là, c’est un commentaire personnel – ce qu’il devrait faire. C’est-à-dire se lever debout et dire: “Monsieur le juge, je plaide coupable.” C’est mon avis.»  

Stéphane Gendron

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Je ne peux pas vous dire combien de personnes m’ont texté hier pour m’apprendre la nouvelle sur le ton de la réjouissance. Des animateurs de radio, des gens qui sont dans d’autres stations qui m’envoient ça avec des “ha ha ha ha”. Il n’y a pas de quoi se réjouir, ce matin. J’ai eu mes choses avec Martin Pouliot sur le plan professionnel. Ce gars-là a tenu l’antenne avec moi. J’ai collaboré avec lui pendant de longues périodes à Trois-Rivières, entre autres. Ça s’est terminé en queue de poisson, notre collaboration. C’est correct, ça. Je ne vois pas l’utilité de se réjouir du malheur des autres.»

«Tous ceux qui m’ont texté, et j’en ai reviré... Je ne comprenais pas où on s’en allait dans les messages d’humour noir. Il n’y a pas d’humour à faire là-dessus. Le gars est en prison depuis dimanche aux petites heures de la nuit à la centrale de police. Je suis allé à la centrale de police. J’ai [...] visité les prisons. Il a vu le film de sa vie se dérouler dans sa tête. Moi, comme être humain, je ne souhaite pas ça à personne, OK? Pis les faiseux de leçons, je pense qu’on devrait tous regarder dans notre garde-robe. Dans le milieu de la radio, dans le milieu des animateurs, dans le milieu des collaborateurs, je pense qu’il y en a qui ont de la misère à se regarder dans le miroir à matin.»

«Ce qui est arrivé à Martin Pouliot, ça peut arriver à bien du monde dans la petite communauté de micros de Québec et d’ailleurs. OK?»

«J’ai été sur la page Facebook de Martin Pouliot, je ne vois pas l’utilité d’aller déverser sa haine sur cette page-là. Sincèrement. Ça me lève le cœur. On ne souhaite pas ça à son pire ennemi.»

«Si j’étais animateur de radio à Québec, je me garderais une petite gêne. Parce que des “cokés”, des drogués, du monde sur le pot à temps plein et des saouls au micro, j’en connais et il y en a, OK? On va se garder une petite gêne.»

«D’ailleurs, il y a certaines radios, c’est la culture de boire de l’alcool en animant. Je ne sais pas si on trouve ça correct, mais à un moment donné, il va falloir que le tabou se brise. Pas sûr. Je ne suis pas sûr que les grands patrons de ces chaînes de médias là sont toujours au courant de ce qui se passe dans les studios ou ailleurs.»

Jérôme Landry

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Un geste tout à fait inacceptable. Énorme manque de jugement. Et tout le monde me demandait, aujourd’hui: “Hey, Landry, j’espère que tu ne débattras pas avec Martin Pouliot!” Évidemment que je ne débattrai plus avec Martin Pouliot qui, de toute façon, ne sera plus le bienvenu, de ce que j’en comprends, sur le plateau de TVA.»

«Premièrement, il n’y a pas juste les animateurs de radio qui prennent un verre en soupant. Je suis un peu tanné de l’entendre, celle-là. Pis ce n’est pas parce que des animateurs de radio vont être assis avec quelqu’un qui pète une balloune qu’eux nécessairement péteraient la balloune aussi et qu’eux, nécessairement, ont pris leur auto avec les facultés affaiblies. Je vous l’ai racontée, notre histoire, la semaine passée, cette fameuse histoire-là. J’ai pris un service de raccompagnement, tsé. Pis j’ai été obligé d’en parler et je pense que je vais être obligé d’en reparler aujourd’hui, parce que j’en ai entendu, des commentaires, aujourd’hui. Quiconque va m’accuser par association va être dans le trouble. Je vous le dis, je ne laisserai rien passer.»

«Des chances, je n’en prends pas. Je sais qu’il y a une méchante gang qui aimeraient ça que je me fasse pogner, ou d’autres animateurs de Québec. Il y en a qui attendent juste après ça.»

Denis Gravel 

Martin Pouliot à sa sortie de la centrale du parc Victoria, lundi matin
Photo courtoisie

 

«Les images fessent! [...] T’entends parler d’un accident, t’entends parler que l’alcool est en cause, mais quand tu vois comment les chars se sont ramassés, à quelle vitesse ils se sont tamponnés, ça saisit! Les autres images qui saisissent sont plus récentes. Martin Pouliot a des menottes et il se promène escorté par des policiers. Dans le monde "merveilleux" entre des gros guillemets, il y a deux façons de voir la vie, il y a la façon altruiste qui pense aux autres, quand tu vois l’état dans lequel se sont retrouvés les véhicules, quand tu vois qu’une femme a été blessée grandement, quand tu vois qu’il y a une famille qui subit les conséquences d’un geste totalement inconscient, celui de prendre son char en état d’ébriété. Et l’autre vision du monde dans les médias ben c’est d’avoir les yeux tournés vers son nombril. Ça peut fesser de voir un gars sortir, menottes au poignet, de façon aussi claire, nette et précise. Des gens qui aiment ça bien paraître, des gens qui aiment ça être dans les médias et être de tous les débats. Des gens qui aiment ça s’obstiner. Des gens qui aiment ça avoir raison. Mais, au-delà de tout ça, c’est des images qui vont rester collées. C’est des images qui saisissent. Voyez le monde comme vous voulez, mais d’une façon ou d’une autre, d’avoir beaucoup d’images-chocs de reliées à une histoire comme celle-là, si ça n’amène pas des prises de conscience et de réflexion, et bien il n’y a pas grand-chose à faire là.»