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[VIDÉO] Les écureuils au menu de l'Assemblée nationale

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Pour ou contre la chasse à l’écureuil? Cette question visiblement controversée a fait l’objet de quatre pétitions présentées à l’Assemblée nationale mardi.

Le député péquiste de Bonaventure Sylvain Roy a tout d’abord déposé une pétition qui demande au gouvernement du Québec «de maintenir l'écureuil dans les espèces non permises pour la chasse au Québec».

On y vante par exemple «ses activités de transplantation de grains et de décomposition du bois» et on déplore que «la chasse puisse laisser derrière elle des orphelins incapables de survivre seuls, qui meurent affamés».

M. Roy a alors présenté une seconde pétition sollicitant également le statu quo, soit l’interdiction de chasser ces rongeurs grimpeurs de taille moyenne qui vivent en ville et en forêt.

Protéiné et faible en gras

Les parlementaires ont ensuite eu un fou rire lorsque le caquiste Mathieu Lemay a déposé une troisième puis une quatrième pétition. Cette fois-ci, on y réclame le droit de chasser l’écureuil roux et l’écureuil noir dont la viande est «protéiné et faible en gras» selon le citoyen Martin Poirier, qui s’est fait porte-parole de cette cause.

«La réglementation actuelle sur la chasse au petit gibier permet la chasse de nombreuses espèces, telles que les lapins, lièvres, coyotes, loups, marmottes, ratons laveurs, renards, perdrix, pigeons, cailles et bien d'autres, mais exclut l'écureuil», déplore-t-on.

«Je pense que ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'écureuil, mais en tout cas...», a lancé le président de l’Assemblée nationale Jacques Chagnon. «Et voilà un problème pour le ministre de la Faune», a-t-il ajouté.

Total des comptes : 1571 citoyens pour la chasse à l’écureuil, 1720 contre.

L’Ontario accepte que cinq écureuils soient tués par jour par personne, alors qu’au Manitoba, à l’Île-du-Prince-Édouard, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse la réglementation ne fixe aucune limite.

Le Parti québécois et la CAQ ont précisé que les députés déposent régulièrement des pétitions de citoyens de leur circonscription qui ne constituent pas une position de leur parti.