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Accusé d’agressions sexuelles, «l'Apôtre de la ville de Québec» se dit victime d’un «complot»

Paul Mukendi
Photo Facebook L’homme qui se qualifie «d’Apôtre de la ville de Québec», Paul Mukendi, s’est présenté en personne devant les sympathisants du Centre évangélique Parole de Vie à Québec, trois jours après avoir été accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune fille sur une période de 14 ans.

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Le prédicateur Paul Mukendi a assuré jeudi soir à ses fidèles qu’il plaidera non coupable aux accusations d’agressions sexuelles qui ont été portées contre lui en affirmant qu’elles sont le résultat d’un « complot ».

Le prédicateur Paul Mukendi a assuré jeudi soir à ses fidèles qu’il plaidera non coupable aux accusations d’agressions sexuelles qui ont été portées contre lui en affirmant qu’elles sont le résultat d’un « complot ».

L’homme, qui se qualifie « d’Apôtre de la ville de Québec », s’est présenté dans les locaux du Centre évangélique Parole de Vie à Québec pour animer le « jeudi miracle », a constaté Le Journal dans une vidéo retransmise en direct sur sa page Facebook.

Le révérend a commencé l’activité de prières en démentant les divers crimes de nature sexuelle qui lui sont reprochés. « On a porté de graves accusations contre moi, et ce sont des accusations qui n’ont aucun fondement. Aucun fondement », a-t-il répété, trois jours après avoir été arrêté, puis libéré sous conditions.

« Soyez rassurés que non seulement je plaiderai non coupable à ces accusations, mais [que] je prouverai mon innocence », a martelé le fondateur du «Ministère Paul Mukendi» devant une assistance bruyante.

Mukendi a poursuivi en affirmant qu’il faisait l’objet d’un complot. « Je fais confiance à notre système de justice (...) et je prie Dieu pour que mon procès se déroule le plus rapidement possible afin que je puisse démontrer le complot qui a été fomenté [contre moi] », a-t-il déclaré avant de reprendre le fil normal de l’activité.

Multiples accusations

L’homme est accusé de contacts sexuels, de voies de fait armées d’un couteau ou d’une ceinture, de menaces de mort, de voies de fait causant des lésions corporelles et de voies de fait simple à l’endroit de sa présumée victime, qui aurait enduré ces sévices pendant 14 ans.

Il a été libéré sous de sévères conditions. Il lui est notamment interdit de quitter le Canada et de communiquer avec certaines personnes.

Mukendi sera de retour devant le tribunal le 7 décembre.