/entertainment
Navigation

Le rose pour le cancer du sein

mammographie
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Vous avez sûrement remarqué que depuis début octobre, la ville de Québec s’illumine en rose. Imaginez, 70 édifices s’affichent pour promouvoir la prévention et la sensibilisation contre le cancer du sein, et ce, durant tout le mois d’octobre.

Pourquoi est-ce si important ?

Parce que le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez les femmes et la deuxième cause de décès par cancer, après le cancer du poumon. Ainsi, au Canada, on estime que 24 000 Canadiennes recevront un diagnostic de cancer du sein en 2017 et que 5000 en mourront. Et cela vous semblera peut-être étonnant, mais le cancer du sein peut se manifester aussi chez les hommes, même si ce n’est pas fréquent (moins de 1 %).

C’est pourquoi je trouve très important de rediscuter avec vous de l’importance de s’occuper de ses seins.

Facteurs de risque

On me demande souvent pourquoi certaines femmes développent un cancer du sein et d’autres non. Je dois vous avouer que nous n’avons pas de réponse claire. Le cancer est une maladie qui prend naissance dans nos cellules normales au niveau des glandes mammaires.

À la suite des évènements internes et externes, on voit apparaître des modifications de notre ADN et ces cellules qui étaient normales deviennent anormales et forment un amas que l’on appelle tumeur.

On ne connaît pas les causes, mais on a identifié plusieurs facteurs de risque : le sexe et l’âge. Huit cas sur 10 touchent les femmes de plus de 50 ans. Viennent ensuite les antécédents personnels et familiaux de cancer du sein, la prise d’hormones de substitution pendant plus de cinq ans, et être porteur d’une mutation génétique BRCA1 et BRCA2.

Mais il ne faut pas oublier la place de nos habitudes de vie qui augmentent aussi le risque de développer un cancer du sein, soit : obésité, tabagisme, abus d’alcool, sédentarité, alimentation riche en gras...

Retenons cependant que la plupart des cancers du sein surviennent chez des femmes ne présentant aucun facteur de risque.

Espoir

Fait encourageant, cependant, grâce au dépistage par la mammographie, à de meilleures méthodes diagnostiques et de traitements plus efficaces, avec moins d’effets secondaires, nous avons maintenant un taux de survie de plus de 88 %.

C’est pourquoi le programme québécois de dépistage du cancer du sein promeut une mammographie de dépistage aux deux ans chez les femmes de 50 à 69 ans. Pour celles qui ont moins de 50 ans ou plus de 69 ans, prenez le temps d’en discuter avec votre professionnel de la santé afin de faire un choix éclairé.

La santé de nos seins : c’est important !

Mythes ou réalités

Les antisudorifiques, les traumatismes aux seins et les soutiens-gorges à cerceaux peuvent causer un cancer du sein.

Mythe !

Je ramène ce mythe, car on me pose encore la question. Et non, il n’y a aucun lien entre ces éléments et le risque de développer un cancer du sein.

Suggestion de lecture

<i>La cuisine efficace des familles actives<br>
Quoi manger avant pendant et après le sport</i><br> 
Cuneo C, Nerenbez P et équipe nutrition de SOS cuisine.<br>
Les Éditions du Journal 2017
Photo courtoisie
La cuisine efficace des familles actives
Quoi manger avant pendant et après le sport

Cuneo C, Nerenbez P et équipe nutrition de SOS cuisine.
Les Éditions du Journal 2017

Pour tous ceux chez qui l’activité physique occupe une place importante, je vous suggère ce livre très intéressant pour vous aider à faire des bons choix alimentaires vous permettant d’avoir de l’énergie avant, pendant et après la pratique de votre sport préféré.