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En plein contrôle

Lorsque vous parlez à ses homologues de la LNH, Claude Julien fait vraiment l’unanimité et tout le monde s’attend à ce que son équipe connaisse plus de succès sous peu.
Photo Martin Chevalier Lorsque vous parlez à ses homologues de la LNH, Claude Julien fait vraiment l’unanimité et tout le monde s’attend à ce que son équipe connaisse plus de succès sous peu.

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Mike Babcock avait vu juste au début de février alors que Claude Julien avait été remercié par les Bruins.

« Claude est une excellente personne et tout un entraîneur ! Il y a probablement un directeur général qui est heureux aujourd’hui que Claude soit libre parce qu’il n’y en a pas beaucoup qui sont aussi bons que lui, ça je peux vous le jurer. »

Une semaine après cette déclaration de l’entraîneur-chef des Maple Leafs, Claude Julien revenait au bercail en signant un contrat de cinq ans avec le Canadien.

Aujourd’hui, on sent que le défi de Claude Julien est important alors que sa formation tente d’être plus constante dans ses performances soir après soir.

Mais lorsque vous parlez à ses homologues de la LNH, l’entraîneur du Canadien fait vraiment l’unanimité et tout le monde s’attend à ce que son équipe connaisse plus de succès sous peu.

« C’est quelqu’un qui est toujours en contrôle du gouvernail, » indiquait Mike Babcock avant le match de samedi.

DES DEUX CÔTÉS DE LA CLÔTURE

Lorsque j’ai approché Barry Trotz pour lui parler de Claude Julien, il a eu la réflexion suivante.

« Tu veux me parler de mon frère ! » m’a lancé l’entraîneur-chef des Capitals.

Les deux hommes se connaissent depuis très longtemps, mais visiblement leur amitié s’est grandement solidifiée lors de la Coupe du monde, il y a un an, alors que les deux travaillaient comme adjoints de Mike Babcock, qui dirigeait l’équipe canadienne.

Trotz voue une admiration sans bornes à Claude Julien parce qu’il est en mesure de faire ce que peu d’entraîneurs font.

« Tu apprends beaucoup en le côtoyant. C’est un gars qui exige le respect de ses joueurs, mais en même temps, il a de très bonnes relations avec eux. Lorsqu’il doit être dur, il l’est, mais il peut aussi devenir un entraîneur qui flatte ses joueurs dans le sens du poil. Il est capable de jouer des deux côtés de la clôture. Il a les mêmes croyances que moi sur la gestion des joueurs et il est vrai que d’une certaine façon, on se ressemble dans notre façon de travailler. »

Le respect entre les deux hommes est mutuel parce qu’ils ont la même philosophie sur la façon de diriger leur équipe respective et aussi parce qu’ils ont les mêmes intérêts dans la vie.

AIDER SON PROCHAIN

Au début de la dernière saison, Claude Julien s’est fait imposer ses adjoints à Boston par le directeur général Don Sweeney.

Un de ceux-là était Bruce Cassidy, qui était l’entraîneur-chef du club-école des Bruins la saison précédente.

Il ne fallait pas être un devin pour comprendre ce qui se dessinait à Boston, mais aujourd’hui, Cassidy se dit privilégié d’avoir pu travailler avec Claude Julien, qui a toujours tenté de l’aider, même s’il savait que Cassidy allait probablement prendre son poste un jour.

« Le premier conseil que Claude m’a donné, c’est de demeurer calme au banc, même lorsque la pression monte dans un match, m’a souligné l’entraîneur des Bruins. C’est important de lancer le message au reste du groupe qu’on est en plein contrôle de la situation. Je suis un entraîneur émotif et je ne veux pas non plus être quelqu’un que je ne suis pas. Mais Claude m’a bien guidé pour me faire comprendre que les caméras de télévision sont partout et que ce n’est pas comme dans la ligue américaine. Ça m’a permis d’être plus professionnel dans mon approche. »

Claude Julien est reconnu comme un entraîneur qui est en mesure de sortir le meilleur de ses joueurs et maintenant, son objectif est de ramener la coupe Stanley à Montréal. Ce ne sera pas facile d’y arriver, mais dites-vous bien que ses homologues croient vraiment que s’il y a un entraîneur qui est en mesure d’atteindre cet objectif à Montréal, c’est bien lui.


DU POSITIF DANS LE NÉGATIF

Les Hurricanes se dirigent directement dans le mur alors que les amateurs de hockey semblent avoir abandonné la franchise. La semaine dernière, seulement 7892 spectateurs se sont présentés au match face aux Blue Jackets. La saison dernière, la formation de la Caroline s’est retrouvée au dernier rang avec une foule moyenne de 11 776 spectateurs par rencontre. Mais le président de l’équipe, Don Waddell, a mentionné aux journalistes qu’il ne regarde pas le nombre de spectateurs qui se présentent aux matchs, mais les revenus qu’engendre sa formation. « On n’est pas la dernière à ce chapitre, » a mentionné Waddell qui est fier d’avoir vu le nombre d’abonnés de saison passer de 5400 à son arrivée (juillet 2014) à 7000 aujourd’hui. Les Hurricanes sont mieux de se préparer à avoir de très petites foules cette saison parce qu’il n’y a plus aucun engouement pour cette équipe qui évolue dans un marché qui n’a pas répondu aux attentes de la LNH, peu importe ce qu’on nous répète depuis un peu trop longtemps maintenant.

METE VA RESTER

Claude Julien n’a pas voulu confirmer que le jeune défenseur Victor Mete ne sera pas cédé à son club junior avant le dixième match qu’il disputera cette saison, mais dites-vous que ce n’est qu’une formalité. Dans les faits, Mete qui est âgé de 19 ans est évalué présentement comme le deuxième meilleur défenseur de l’équipe, après Shea Weber. Si Victor Mete connaît des difficultés, les Canadiens pourront le céder après son dixième match disputé cette saison, mais il perdra une année de contrat. C’est dans les faits un gain pour lui, alors qu’il sera éligible à l’arbitrage plus rapidement.

RIEN NE VA PLUS

Si vous croyez que le début de saison des Canadiens n’est pas à la hauteur, il faut jeter un coup d’œil à ce qui se passe présentement avec les Rangers. La formation de New York connaît son pire début de saison depuis 1980-1981 et il est évident que des changements sont à prévoir. L’arrivée de Lindy Ruff comme adjoint d’Alain Vigneault semble jeter une certaine confusion chez les joueurs qui ne sont pas habitués de voir deux entraîneurs-chefs derrière le banc. Est-ce que le poste d’Alain Vigneault est en danger ? Une chose est certaine, les Rangers devront se mettre à gagner cette semaine, sinon la grogne se fera sentir au MSG.