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Accidents de drone: «un fléau de plus en plus présent»

Les communications radio suivant la collision laissent entendre que la problématique prend de l’ampleur

Accidents de drone: «un fléau de plus en plus présent»
Photo d’archives

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La problématique des drones autour des aéroports est revenue dans l’actualité jeudi dernier après une collision près de l’aéroport de Québec, mais ce genre de rencontre serait répandue à en croire les conversations de la tour de contrôle dans les minutes suivant l’incident.

«C’est un fléau de plus en plus présent», confiait un contrôleur de l’Aéroport de Québec à un pilote qui était en approche de la piste d’atterrissage dans les minutes suivant la collision entre un drone et un avion de la compagnie Skyjet.

Après avoir eu confirmation qu’un impact s’était produit, les contrôleurs aériens de Québec ont lancé une mise en garde aux autres avions à proximité. Dans l’enregistrement obtenu par TVA Nouvelles, on entend un responsable de la tour de contrôle confirmer l’événement par radio.

«Affirmatif, il y a eu un contact entre le drone et l’avion, j’ai entendu dire que c’est avec une aile. Je peux vérifier c’est quoi exactement le type, mais il y a eu un impact entre l’avion et le drone», peut-on entendre.

Inquiétude

Inquiet, le pilote de cet autre appareil a alors demandé à la tour de contrôle des nouvelles des deux pilotes et des six passagers. «Est-ce qu’il y a du monde blessé avec ça ou ça a juste frappé l’aile», demande-t-il. «Ça a juste frappé l’aile. Je n’ai pas eu de nouvelles qu’il y aurait des dommages, ça ne doit pas être un gros drone. L’avion a atterri sans problème», assure la tour de contrôle.

Ces conversations évoquent bien l’inquiétude qui régnait alors après l’incident. Chez Skyjet, la compagnie qui exploitait le vol Rouyn-Noranda-Québec impliqué, on salue surtout la maitrise qu’ont eu les pilotes après la collision.

«Nos pilotes sont formés pour faire face aux situations d’urgence et nous sommes satisfaits de leur comportement lors de cet incident», a souligné le porte-parole de l’entreprise Pierre Tremblay, précisant que l’appareil s’en sortait quant à lui avec «quelques égratignures mineures».

Lois en place

À l’Aéroport de Québec, on fait remarquer que cet incident doit servir à sensibiliser les propriétaires de drones sur les dangers qui viennent avec de tels engins. Le porte-parole Mathieu Claise rappelle d’ailleurs que c’est «tolérance zéro» et qu’il est «primordial de bien sensibiliser les gens qui achètent des drones quant à la législation en place». La direction de l’aéroport a toutefois refusé de commenter la suggestion de Transports Canada d’instaurer un permis et des immatriculations pour les drones.

De son côté, le Bureau de la sécurité des transports (BST) n’a toujours pas statué à savoir si une enquête sur l’incident allait être ouverte. «Nous sommes toujours à évaluer l’événement. Une décision devrait venir dans les prochains jours», a précisé Chris Krepski, porte-parole de l’organisme.