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Crise interne à la Commission des droits de la personne: un vérificateur externe sera mandaté

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée
Photo Simon Clark La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée

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QUÉBEC | La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, va mandater une «tierce personne» pour tenter de régler la crise interne qui affecte les activités de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

La Presse révélait mardi que trois commissaires de la CDPDJ lancent «un appel à l’aide» et contestent le style de gestion sa présidente, Tamara Thermitus.

La ministre Vallée a admis que la situation était «préoccupante» et qu’un «diagnostic» devait être posé. Elle a toutefois indiqué qu’il «n’est pas question [pour le moment] de remettre en cause la confiance» qu’elle a envers Mme Thermitus.

Stéphanie Vallée n’était pas en mesure de préciser mardi qui sera cette personne désignée pour faire la lumière sur la situation à la CDPDJ, ni quel est le délai prescrit pour établir ce diagnostic.

Pour leur part, le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec ont exigé le retrait de la présidente de la Commission, le temps que l’enquête suive son cours.

«Ce n'est pas un téléroman qu'on est en train de regarder en ce moment. Comment la ministre de la Justice peut-elle prétendre que la confiance est maintenue?» a indiqué Véronique Hivon, porte-parole péquiste en matière de justice, lors de la période de questions.

La CDPDJ est l’organisme responsable de mener la consultation sur la discrimination systémique et le racisme, laquelle s'est déjà attiré maintes critiques.