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Le chien d'un élève autiste interdit à l'école: ils réclament 75 000$ à la commission scolaire

Les parents d’un enfant autiste dénoncent des conditions «discriminatoires» imposées à leur fils

Poursuite commission scolaire capitale chien Mira
Photo Dominique Lelièvre Michel Labonté souhaite que son fils Thomas puisse aller à l’école avec Mika, son chien d’assistance. Il reproche à la Commission scolaire de la Capitale d’imposer des conditions « discriminatoires » pour ce faire.

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Les parents d’un élève autiste réclament 75 000 $ à la Commission scolaire de la Capitale pour des « procédures administratives outrageuses » et « discriminatoires » qui auraient privé leur fils de son chien Mika à l’école.

Atteint d’un trouble du spectre de l’autisme, Thomas Otis Labonté, 14 ans, peut compter sur son compagnon Mika depuis quatre ans pour diminuer ses problèmes de stress et d’anxiété, favoriser sa socialisation et augmenter son autonomie.

En février dernier, son père juge que le temps est venu pour le chien d’accompagner son fils jusqu’à l’école, ce qui n’était pas le cas jusqu’alors. Thomas doit faire son entrée en première secondaire à l’école secondaire de Neufchâtel.

« Aimant à socialisation »

En plus de lui apporter de la confiance, l’animal est un « aimant à socialisation », illustre Michel Labonté. « C’est le temps que le volet socialisation se développe parce que je ne veux pas avoir un petit gars isolé à 21, 22 ans. Je veux que socialement il s’intègre », explique-t-il.

Selon lui, la Commission scolaire accueille déjà des chiens Mira dans certains de ses établissements.

De son côté, la Fondation Mira offre le service de chien d’assistance pour enfants autistes depuis 2003.

Des mois d’attente

Les parents font une demande d’accommodement six mois avant la rentrée scolaire de septembre. Malgré leurs démarches, Mika n’a toujours pas foulé le plancher de l’école.

Le père reproche à la Commission scolaire d’avoir tardé à lui répondre, puis d’avoir formulé des exigences qu’il juge déraisonnables. On lui aurait notamment demandé un plan de déplacements qui aurait restreint les déplacements de Thomas dans l’école, une mesure « purement discriminatoire », est-il mentionné dans la requête déposée en Cour supérieure.

Dans le document, on apprend que la commission scolaire a soulevé des inquiétudes par rapport aux « problèmes de santé potentiels dans le milieu scolaire ». Il a été impossible, hier après-midi, de recueillir les commentaires de l’institution.

Les parents, qui n’en sont pas à leurs premiers démêlés avec la commission scolaire, réclament 75 000 $ pour « atteinte [...] à ses droits fondamentaux » et demandent une injonction pour que le chien Mika puisse intégrer l’école le plus rapidement possible.

En décembre 2015, ils avaient intenté une poursuite contre la Commission scolaire pour avoir négligé de transférer Thomas dans une classe adaptée à l’école primaire.