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«Je vais me défendre», assure Gilles Parent

«Je vais me défendre», assure Gilles Parent
STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI

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En soirée jeudi, l’animateur Gilles Parent a fait parvenir une nouvelle déclaration aux médias dans laquelle il dénonce un «déplorable jeu d’amalgames».

Sa déclaration officielle ne fait mention que de «maladresses» à l’égard d’une seule collègue de travail.

Voici le texte intégral :

Je ressens la nécessité de m’exprimer ce soir pour faire entendre ma voix et confesser ma profonde tristesse à constater que mes maladresses auprès d’une collègue de travail, maladresses reconnues et pour lesquelles je me suis excusé personnellement à son endroit, se transforment médiatiquement actuellement par un déplorable jeu d’amalgames.

Je comprends la position de mon employeur, Cogeco Media, de me retirer des ondes jusqu’à nouvel ordre, et tiens à lui offrir toute ma collaboration pour qu’un juste éclairage soit rapidement fait sur cette histoire qui jette mes proches dans la tourmente.

Je veux adresser mes plus sincères excuses à mes collègues, collaborateurs, clients et auditeurs que j’ai pu décevoir et leur témoigner mon plus profond regret si la situation les a indisposés.

Je remercie ma conjointe et ma famille pour leur soutien dans cette épreuve que nous comptons traverser la tête haute le plus sérieusement possible.

Je laisse maintenant Cogeco Media poursuivre ses démarches et vérifications d’usage en de telles circonstances.

 Gilles Parent

Appelé plus tôt jeudi à commenter les allégations d’inconduites sexuelles qui pèsent contre lui, Gilles Parent n’a pas nié avoir tenu des propos déplacés et avoir fait l’objet d’une plainte. Il compte toutefois défendre sa réputation.

«C’est sûr que des propos déplacés, j’en ai déjà dit. Je ne peux pas dire que ce n’est jamais arrivé. Par contre, dire des niaiseries c’est une chose. Je ne me suis jamais servi de mon pouvoir ou de ma personnalité pour avoir des faveurs sexuelles. Ça, c’est clair, net et précis. Je n’ai jamais eu de faveurs sexuelles», a-t-il affirmé d’une voix tremblotante au Journal.

«Oui, j’ai tenu des propos grossiers. Je n’ai pas de justification. J’ai un respect immense pour les femmes. Je ne dis pas que c’est brillant ce que j’ai fait», a-t-il ajouté.

Concernant la plainte adressée aux ressources humaines de Cogeco au sujet de Catherine Desbiens, Gilles Parent a aussi reconnu ses torts et dit s’être excusé.

«On a réglé ça à l’interne et on l’a fait en bonne et due forme», a-t-il fait savoir.

Pourtant, après cette rencontre disciplinaire, Gilles Parent a poursuivi l’envoi de textos insistants.

Même s’il admet que ce n’est pas une excuse, l’animateur vedette a fait référence à un climat d’acceptation dans le domaine.

«Ça se fait beaucoup dans le milieu [des médias]. Ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas toujours élégant», a-t-il reconnu repentant.