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[AUDIO] La communauté radiophonique de Québec réagit aux allégations d’inconduite sexuelle visant Gilles Parent

Gilles Parent
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Gilles Parent

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Plusieurs animateurs de radio de la ville de Québec ont fortement réagi à la nouvelle dévoilée par Le Journal concernant les allégations d’inconduite sexuelle qui visent Gilles Parent, du FM93.

Voici ce qui a été dit en ondes vendredi matin

Josey Arsenault dans Le doc Mailloux et Josey – FM93

Gilles Parent
Photo courtoisie, Luc Delisle (FM93)

«Je trouve ça très difficile personnellement. Vous me connaissez, je suis très candide. J’ai rien préparé parce que je ne suis pas capable de le préparer. Je trouve ça tough vous ne pouvez même pas savoir.»

«Je travaillais de très près avec Catherine Desbiens, que vous avez pu entendre à TVA, que vous avez pu lire son témoignage dans le Journal de Québec

«Catherine Desbiens, pendant toute la période, il y a eu tous ces moments-là qu’elle dénonce, c’était ma recherchiste. Elle était assise au bureau à côté de moi. On travaillait ensemble. On ne pouvait pas être plus proche. Je me rappelle d’avoir entendu des choses de sa part. Je me rappelle moi-même de lui avoir dit comme réflexion : "Je vais t’appuyer quoi que tu fasses. Si tu veux dénoncer, je vais t’appuyer et si tu veux ne pas dénoncer, je vais être là pour toi aussi."» «Je n’ai pas été témoin de rien (incident au party Numeris). Je tiens à le mentionner parce qu’il y a des gens qui pensent que c’est moi qui est intervenu.»

«J’ai dit que j’ai été témoin de la période où Catherine Desbiens a vécu ça. J’ai été témoin aussi de comment notre boss a réagi. [...] Catherine allait voir le boss, le boss lui disait : "porte plainte, on va te faire signer un papier, porte plainte!" Les boss ont été proactifs là-dedans. Catherine, pour toutes sortes de raisons, hésitait à le faire. [...] Il y a eu des sanctions qui ont été données à Gilles Parent... puis l’épais, après, il lui a réécrit! Un homme si brillant là... l’épais est allé lui réécrire! Pourquoi des hommes brillants de même peuvent manquer de jugement autant que ça.»

«Pour aujourd’hui, je vais m’en tenir à ça.»

Stéphane Gendron dans la Commission Gendron – Énergie 98,9

Gilles Parent
Photo courtoisie

 

«Gilles Parent était en érection devant Catherine Desbiens dans un party BBM. Ça me lève le cœur. Comme père de famille, ça me lève le cœur.»

«Gilles Parent, t’auras beau dire, hier soir, que tu vas défendre ton intégrité, t’en as pas. Vends ta chiotte à 1 million $, débarrasse de la région, va te perdre à quelque part. Je trouve ça tellement triste pour tes enfants et ta femme. Tu vas disparaître. Tu ne seras plus ici. On te reverra plus, c’est terminé.»

«Si on n’a pas affaire à de la prédation sexuelle, je me demande bien c’est quoi.»

«Gilles Parent, n’apparais jamais devant ma face. Je la connais ta face. Ton sourire Pepsodent, tes yeux bleus, ton air fendant, ton attitude arrogante et condescendante... Comme s’il n’y avait juste toi à Québec qui savait faire de la radio!»

Richard Martineau et Jonathan Trudeau dans Martineau-Trudeau – CHOI Radio X 98,1

Richard Martineau
Photo courtoisie
Richard Martineau

«Ce n’est pas vrai que les filles sont stuck up et crient au viol pour rien. Voyons donc! Si dans un party, une fois, t’as un peu trop bu, t’as un geste déplacé... Tu t’excuses le lendemain : "je suis désolé. Hier, vraiment, je l’ai échappé. Je suis désolé." La fille va dire que c’est correct. Il y a une différence entre ça et un pattern.» -Richard Martineau

Jonathan Trudeau
Photo courtoisie
Jonathan Trudeau

«On veut avoir un bon emploi du mot «systémique»? [...] Quelque chose de systémique, c’est ça. C’est un gros cochon qui n’est pas capable de se retenir, qui après avoir eu des réprimandes de ses employeurs, il continue d’envoyer des textos disant qu’il est bandé. Qui dit : "Hey, n’oublie pas d’effacer ce que je t’envoie là! Hey on se rejoint à quelque part pour aller baiser? Hey toi tu me fatigues!" Alors qu’il a eu une réprimande, qui l’a fait avec d’autres collègues, qui s’est frotté sur une employée en érection dans un party.» - Jonathan Trudeau

Sylvain Bouchard dans Bouchard en parle – FM93

«Si tout ce que l’on reproche à Gilles Parent se confirme, je ne le vois pas revenir en ondes.»

«On a peut-être assisté avant-hier [mercredi] au dernier show de Gilles Parent à la station.»

Voici ce qui a été dit en ondes jeudi après-midi

Nathalie Normandeau dans 100 % Normandeau – BLVD 102,1

Gilles Parent
Photo d'archives, Pierre-Paul Biron

«Gilles Parent utilisait son pouvoir et son autorité pour pouvoir régner en roi et maître sur le FM93.»

«Moi, je suis profondément choquée, aujourd’hui. Cogeco savait très bien ce qui n’allait pas avec son animateur et, malgré tout, ils ont décidé de la garder en ondes. Des gros mononcles cochons, on n’en veut plus.»

«Moi, j’ai entendu des boss ici à Québec, ici à Montréal, dire qu’il n’était pas à la hauteur du poste qu’il occupait. Savez-vous quoi? Gilles Parent, le gros, n’était pas gêné de faire ça devant tout le monde.»

«Bien voilà, Gilles Parent, aujourd’hui, voilà le genre de médecine que l’on peut employer. Il y a une forme de justice naturelle, sur la planète, qui existe.»

«Moi, je peux vous dire une chose. Il y a certaines fois où, pour Cogeco, il avait été plus rapide pour renvoyer des personnes. Aujourd’hui, il y a certainement des employés qui vont être en furie parce qu’ils savent que leur employeur leur a caché des informations.»

«Pourquoi Cogeco ne confirme pas la démission de Gilles Parent? Est-ce qu’on veut laisser la poussière retomber pour qu’il revienne? Tu es out, mon Parent, c’est moi qui te le dis.»

Pour écouter l'extrait, cliquez ici.

Denis Gravel dans Gravel dans le retour – CHOI Radio X 98,1

Gilles Parent
Photo courtoisie

«Je ne sais pas s’il y a des Québécois qui [sont partis] cette semaine pour des vacances... Ils vont faire un cristi de saut quand [ils vont revenir] hein?»

«Il y a sûrement beaucoup de choses à dire sur le dossier de Gilles Parent. Je pense que tout le monde va comprendre que l’on est dans une situation où l’on marche sur des œufs, parce que tout le monde qui écoute Radio X depuis un certain temps sait que je n’ai pas d’affection pour Gilles Parent, bien au contraire. Il y a peut-être des gens qui ne comprenaient pas mon aversion envers [le] personnage, qui la comprennent un peu mieux aujourd’hui.»

«Il y a des histoires qui ne m’appartiennent pas dont j’ai été témoin et, à cette époque-là... j’avais d’une part dit ce que j’avais à dire aux personnes en fonction, et d’autre part, à partir de ce moment-là, moi, je m’étais sorti le plus possible de ce qu’on va appeler “la zone d’influence” du personnage en question. Pour le reste, c’est une semaine où il y a énormément de dénonciations. Il y en a qui voient ça comme un danger. Il y en a qui voient ça comme quelque chose de négatif. Je ne suis pas de cette école-là. Je ne suis pas de cet avis-là non plus. Évidemment, comme dans tout, il y aura des exagérations. Il y aura des personnes, un moment donné, qui vont être accusées faussement. Mais je pense que, s’il y a beaucoup de dénonciations cette semaine, c’est qu’il y a beaucoup d’oreilles qui écoutent, qui, habituellement, n’écoutent pas vraiment.»

«Je peux vous dire que j’ai vu beaucoup d’anciennes collègues utiliser le mot “enfin” dans les dernières minutes. Évidemment, tout le monde a sa réaction. Évidemment, tout le monde a des choses à dire. Et évidemment, je serai le plus prudent des moineaux dans les prochaines heures. Je pense que ce n’est pas l’heure de régler des comptes. Ce n’est pas l’heure de faire la morale. Je salue le courage des gens qui sortent. Il y a une opportunité. Il y a des oreilles. Il y a des journalistes qui s’intéressent à ces histoires-là qui se promènent.»

«Ce n’est pas juste depuis cette semaine qu’il y a des histoires sur Parent, sur Rozon ou sur Salvail qui se promènent. C’est trois cas où ça fait des années que ça se promène.»

«Comment l’employeur va justifier et expliquer qu’un dossier de nature sexuelle se soit réglé à l’interne, pour reprendre les mots de Gilles Parent dans Le Journal de Québec? Eh bien, ça, ça leur appartient aussi.»

Jérôme Landry dans Jérôme Landy au retour – Énergie 98,9

Gilles Parent
Photo d'archives DIDIER DEBUSSCHÈRE

«Ce que ça me rappelle beaucoup: décembre 2002, avec l’éclatement du scandale sur la prostitution juvénile. C’est pas pareil. C’est pas le même genre d’histoire, on parlait d’accusations criminelles [...] Mais depuis hier, j’ai l’impression de revivre les mêmes circonstances.»

«Ce matin, mon téléphone n’a pas dérougi. C’était des appels qui arrivaient de partout, de Montréal, de Québec, de journalistes qui essayaient de faire confirmer toutes sortes de rumeurs sur toutes sortes de personnes.»

«Bref, le star-système québécois est en train d’imploser. C’est une façon de faire, une façon de travailler dans les médias et dans le milieu culturel qui est en train de s’écrouler.»

«Je pense que le message est très, très clair depuis le début de la semaine, autant pour les employés, les artisans [...] Que tu t’appelles X, que tu t’appelles Y, que tu sois connu, que tu aies une grosse carrière, que tu sois une superstar du Québec, c’est tolérance zéro.»

«On doit d’abord penser aux gens qui sont victimes et qui ont dû subir les gestes allégués, si les gestes s’avèrent, mais, de ce que je comprends de l’article, Gilles Parent n’a pas nié. Après ça, pour les collègues qui sont pognés pour aller au micro, c’est sûr que c’est pas le fun non plus, mais c’est rien comparé à ce que des victimes d’inconduites sexuelles peuvent avoir vécu.»

«Dans le domaine, c’est toute une montagne russe que l’on vit cette semaine.»

«J’ai vu ça, trois, quatre individus comme ça, je te dirais, depuis que je suis dans les médias. Des gens à qui on pardonnerait tout et des gens qui, dans un contexte où les victimes potentielles porteraient plainte, ne seraient pas crus par les patrons de ces individus-là.»

«Pourquoi c’est comme ça ? Parce que l’individu est payant, parce que l’individu a une emprise. Des fois, l’individu est tellement big qu’il a comme une emprise sur ses patrons. C’est quasiment les patrons qui travaillent pour l’individu.»

Jeff Fillion dans FILLION – CHOI Radio X 98,1

Gilles Parent
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

«Je vais vous dire que je n’ai aucun commentaire à faire. Gilles m’a donné beaucoup, beaucoup de coups dans les dernières années, et puis, je ne suis pas capable de me réjouir du malheur de personne. J’ai une pensée pour ses enfants et une pensée également pour sa conjointe. Et pour moi, ça va finir là.»

«Je n’ai aucune sensation à regarder que des gens sont... Surtout de la manière que c’est fait en ce moment. Moi, ça me fait peur. Ça me fait peur, dans la société dans laquelle on vit. Je ne parle pas de moi. J’ai un paquet de défauts... celui-là... Si j’ai déjà fait quelque chose dans ma vie, je n’ai aucun souvenir de ça. Je ne pense pas que j’aie ce défaut-là. Mais, la manière que c’est fait actuellement, je commence à avoir un malaise avec ça. Une tête par jour, je commence à trouver ça vraiment dangereux pour tout le monde. Pas seulement les artistes. Je pense aux profs. Je pense à des avocats dans des bureaux où il s’est passé bien des choses.»

«Si jamais toutes ces histoires-là sont vraies et sont fondées, j’espère que ça va arriver devant la cour, devant la justice. Mais une chose est sûre. Si jamais il y a des gens qui ont été malmenés par les comportements de bonhommes, ou n’importe quoi, eh bien, sincèrement, on pense à vous autres, OK? C’est vrai que, si on laisse ça aller comme ça, on doit penser à vous et on doit vous croire. Pour l’instant, c’est sûr que, dans les derniers temps, il y a des histoires qui nous laissent interpréter des choses. C’est sûr qu’à la minute qu’une histoire sort, on ne peut pas faire autrement que de penser à des gens à qui c’est arrivé.»

«C’est très dur pour tout le monde de savoir où se placer là-dedans. Vraiment, vraiment difficile, parce qu’on n’est pas capable de connaître toute l’histoire. Il n’y a pas quelque chose que l’on peut ouvrir, qu’on a toute l’image et qu’on est capable de dire: “Ah ben oui, là, on le voit!” C’est encore une fois la parole d’un contre la parole de l’autre.»

«La seule chose que je vais dire sur la nouvelle qui vient de sortir sur Gilles Parent... Et je fais très attention à ce que je dis... Un, c’est des gens que je connais. On n’a aucune relation. Un, ça me fait de la peine. Je me dis c*boire... Comment... Je suis un peu en cr*sse. Je trouve ça dégueulasse.»

«Hier, quand je vous ai dit, ou ce midi, quand je vous ai dit qu’en 34, 35 ans d’histoire, il y a une personne dont j’ai entendu dire qu’elle avait des comportements douteux... Je ne pouvais pas vous dire si c’était assez pour aller jusqu’où ça va aujourd’hui. Mais la seule personne dont j’ai entendu des histoires de mauvais comportements, et on ne parle pas d’agression et de patente de même là, attention, c’est monsieur Parent. C’est Gilles Parent.»

«C’est très gros. Moi, c’est la compétition, c’est Gilles. Gilles et moi, on a nos histoires. Mais je me réjouis zéro de ça.»

 

– Avec la collaboration de Catherine Bouchard