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Les risques de se faire tatouer

Tatouage
AFP

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Avez-vous un tatouage ? Vos ados et jeunes adultes sûrement. Ce n’est pas simplement une mode, c’est aussi une façon de démontrer ses croyances, son sentiment d’appartenance à un groupe ou encore il fait partie d’un rituel religieux. Mais êtes-vous bien informés des risques potentiels d’une telle pratique ?

Il faut savoir que le tatouage consiste en l’introduction de pigments et de colorants dans la peau afin d’obtenir un dessin permanent. Après avoir tracé les contours du motif désiré, le tatoueur utilise un dermographe, sorte de machine électrique « faisant vibrer un groupe de fines aiguilles, et ce, plusieurs centaines de fois par minute, créant ainsi une série de perforations dans la peau » (1). Des encres chimiques sont alors déposées dans le derme à une profondeur de 1-2 mm ce qui fait apparaître le motif choisi.

Mais d’où proviennent ces encres à tatouage ? Quelle est leur composition ? « Selon des recherches menées par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (France), la Food and Drug Administration (États-Unis) et soutenues par les mises en garde du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues, les composants des encres injectées sous la peau contiennent des métaux toxiques : hydrocarbures aromatiques polycycliques, chrome, cuivre, mercure, aluminium, nickel, cobalt... Mais aussi des pigments utilisés dans la peinture automobile ou les toners d’imprimantes. » (2)

Vous me voyez venir : quels sont les risques que ces pigments puissent être absorbés par votre organisme et, à long terme, endommager vos organes vitaux ?

La peau n’est pas faite pour recevoir des corps étrangers et réagit donc à toute forme d’agression. Ainsi, le fait de traverser la barrière cutanée avec des aiguilles et de briser de petits vaisseaux sanguins de la peau pour y injecter des colorants entraîne une réaction inflammatoire permanente, car la peau considère ces colorants comme des intrus.

Infections bactériennes et virales

Bien que ces petites piqûres cicatrisent progressivement, elles peuvent être la porte d’entrée de plusieurs types d’infections bactériennes et virales (impétigo, folliculite, cellulites, abcès, hépatite B, hépatite C...) si les équipements sont non stériles ou si les règles d’hygiène n’ont pas été respectées. (3)

Les aiguilles ne sont pas la seule source d’infection possible. L’eau utilisée pour diluer les encres peut aussi présenter des problèmes de stérilisation et entraîner des effets secondaires : rougeur, démangeaisons, frissons, tremblements, sueur, allergies...

Finalement, la fréquence réelle des complications après tatouage n’est pas connue.

Prudence

C’est pourquoi il est nécessaire de choisir soigneusement le studio de tatouage et de prendre de bonnes informations sur le tatoueur.

En terminant, le tatouage, qu’il soit permanent ou temporaire, semble être un phénomène en croissance, particulièrement auprès des jeunes. Soyons prudents !

1. www.passeportsante.net

2. Santé Canada. Guide de prévention des infections. Pratiques de prévention des infections dans les services personnels : tatouage, perçage des oreilles, perçage corporel et électrolyse. Relevé des maladies transmissibles au Canada, 1999 ; 25S3. 82 p..

3. www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/life-vie/tat_f.html

Nouvelle médicale

Trois cas d’oreillons ont été déclarés dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, et ce, entre le 5 septembre et le 12 octobre 2017. Depuis 2010, la majorité des cas rapportés dans la province sont survenus chez des personnes de 15 à 44 ans.

Petit rappel des symptômes : fièvre légère, fatigue, gonflement unilatéral ou bilatéral des glandes salivaires (souvent les parotides). La transmission est surtout par contact direct avec la salive ou des gouttelettes respiratoires. La période maximale de contagiosité est de deux jours avant le début du gonflement jusqu’à cinq jours après.

https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2016/16-271-04W.pdf