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Quelques chaudes luttes

Quelques chaudes luttes
Photo Jean-François Desgagnés

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S’il n’y a pas de vent de changement qui se dessine à la mairie, les gens de Québec souhaitent assurément une opposition plus forte au conseil municipal, alors qu’on a souvent reproché aux élus d’Équipe Labeaume d’être trop effacés.

C’est ce que démontre ce plus récent coup de sonde de Léger réalisé pour Le Journal de Québec, seul média à avoir commandé des sondages pendant cette campagne électorale.

En ce qui concerne les intentions de vote pour l’opposition, le total est de 38 %, une première depuis que Régis Labeaume est aux commandes de la Ville, car jamais le noyau d’opposants n’avait franchi la barre des 25 %.

Reste à voir de quelle façon ces intentions de vote se traduiront dans les districts, ce que ce sondage ne permet pas de déterminer. Chose certaine, des luttes serrées se dessinent dans Beauport et Charlesbourg. Ce n’est donc pas un hasard si Québec 21 et Équipe Labeaume ont multiplié les sorties concernant ces secteurs récemment, le premier pour vanter les mérites d’un troisième lien, et le second pour rappeler qu’un tel projet amènerait des milliers de véhicules supplémentaires dans un secteur engorgé.

Les résultats permettent néanmoins de voir que le maire vogue vers une victoire. Les opposants sont en effet divisés entre deux partis dont les idées sont aux antipodes. Mais on remarque aussi que, même en unissant leurs forces, possibilité utopique, Jean-François Gosselin et Anne Guérette ne passeraient pas proches de rattraper le maire sortant dans les intentions de vote.

Depuis le dernier sondage, c’est Jean-François Gosselin qui est parvenu à rallier le plus d’indécis. Ce dernier a reçu l’appui de certains animateurs de radio qui l’ont très peu mis au défi. Il a commis plusieurs erreurs de parcours qui démontrent un manque de rigueur. C’est peut-être ce qui explique pourquoi la majorité des électeurs souhaitent que le prochain maire – qui sera Régis Labeaume si ces résultats se confirment dans l’urne – soit majoritaire au conseil municipal.

Trop peu trop tard

Du côté de Démocratie Québec, la campagne aurait dû démarrer sur les chapeaux de roue afin de convaincre les électeurs le plus rapidement possible. Ça n’a pas été le cas.

L’équipe a été complétée à la toute dernière minute, et c’est comme si la machine a mis trop de temps à se réchauffer, laissant la place à Québec 21.

Mme Guérette a bien fait au cours des deux derniers débats, elle est solide et aborde les enjeux avec sérieux. Mais c’est trop peu trop tard, observe Caroline Roy, vice-présidente chez Léger à Québec. La pente sera difficile à remonter en peu de temps, car il ne reste plus qu’une semaine à la campagne électorale.

La chef de Démocratie Québec joue gros dans cette élection. Comme son district est le plus convoité de la campagne, avec sept candidats, elle pourrait y jouer son siège, si jamais son colistier n’était pas élu.