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Plus d’une vingtaine de postes menacés

La firme Unimarketing a perdu un très gros contrat

UniMarketing compte 103 employés au total dans plusieurs départements. La division vente des journaux employait 43 personnes à temps plein avant l’annonce.
Photo SABRINA MALAISON UniMarketing compte 103 employés au total dans plusieurs départements. La division vente des journaux employait 43 personnes à temps plein avant l’annonce.

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Le Groupe Capitales Médias coupe des deux tiers les heures attribuées en sous-traitance à la division de la vente des journaux de la firme UniMarketing, ce qui pourrait se traduire par plus d’une vingtaine de pertes d’emplois.

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe chez les 43 syndiqués concernés qui ont été mis aux faits la semaine dernière en réunion spéciale, mentionne la présidente syndicale, Manon Martel.

Groupe Capitales Médias

« C’est très triste dans les bureaux depuis l’annonce, c’est terrible et très stressant pour les gens qui doivent transférer aux projets spéciaux en temps occasionnel. Ils ne savent pas s’ils vont travailler et combien d’heures, ils n’ont plus de garantie. Une personne qui fait 35 heures par semaine en a besoin pour vivre. »

Le Groupe Capitales Médias a averti la direction de l’entreprise saguenéenne la semaine dernière qu’il ferait passer de 1400 heures hebdomadaires à 425 heures son besoin de travail en sous-traitance dès janvier. Il a confirmé que les restrictions entraient en vigueur à la fin du mois d’octobre, ajoute Mme Martel.

« Il y a 28 personnes qui risquent d’être touchées dans les semaines à venir. En janvier il va nous rester 425 heures donc 13 temps pleins. On va espérer d’autres contrats. »

Contexte difficile des journaux

La présidente syndicale ne se dit pas surprise de ce changement. Celle qui a vu plusieurs compressions dans les dernières années ici s’explique cette diminution par le contexte difficile de la vente du papier.

« On sait qu’il y a eu une grosse baisse dans la vente des journaux et ça se poursuit. On savait que ça s’en venait, mais pas aussi vite, on s’attendait à conserver plus d’heures », confie Mme Martel.

Claude Gagnon. PDG de Groupe Capitales Médias
Photo SABRINA MALAISON
Claude Gagnon. PDG de Groupe Capitales Médias

De son côté, le président directeur général du Groupe Capitales Médias, Claude Gagnon, explique que la diminution d’heures est normale et stratégique.

« On révise notre stratégie tous les ans. Des fois on augmente, là on a diminué le nombre d’heures chez UniMarketing parce qu’on a réorienté une partie de nos budgets, entre autres, à nos centrales d’appel simplement parce qu’on pense que ça va être plus efficace dans ce qu’on a besoin de faire », explique-t-il.

Il soutient d’ailleurs avoir favorisé pendant plusieurs années la firme saguenéenne et il n’écarte pas la possibilité d’y revenir plus tard selon les besoins futurs.

 

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