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Travaux à son incinérateur: la Ville de Québec intente une poursuite de 2 M$

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QUÉBEC | La Ville de Québec intente une poursuite de 2 millions $ contre une firme qui aurait mal exécuté des travaux de réfection à son incinérateur.

Cette négligence a eu pour effet que des dizaines de milliers de tonnes de déchets ont dû être enfouies au lieu d'être brûlées.

En août 2014, la Ville de Québec a octroyé un contrat d'un demi-million de dollars à la firme Socomec afin de refaire la surface intérieure d'un de ses quatre fours. Mais, peu de temps après la fin des travaux, on dit avoir remarqué des bosses, des fissures et des perforations résultant d'un usage excessif de la force lors du nettoyage de la surface.

La Ville a exigé des travaux correctifs, mais la firme Socomec a refusé de collaborer. Des travaux ont été tout de même entrepris, mais pendant tout ce temps la perte d'un four a eu des conséquences désastreuses pour l'incinérateur.

Pendant les neuf mois de fermeture du four numéro un, plus de 32 000 tonnes de déchets ont été détournées vers le centre de tri de Matrec, puis acheminées avec de plus gros camions au dépotoir de Saint-Tite-des-Caps. La Ville a dû débourser également 20 000 $ en sable pour recouvrir les déchets.

Et l'incinérateur n'était pas au bout de ses peines. L'inaction du four numéro 1 a également réduit considérablement la production de vapeur vendue à l'usine de papier White Birch. Si bien que la Ville a dû payer des pénalités de 261 000 $ à l'usine de pâtes et papiers.

La Ville réclame donc le montant des travaux correctifs, le million de dollars qu'a coûté le détournement des déchets vers le dépotoir et les pénalités payées pour la vapeur non produite. La facture totale s’élève à 1,9 million $.

Mais comme la firme Socomec a déclaré faillite en mai dernier, la poursuite vise les sous-traitants qui ont effectué les travaux.

Personne à la Ville n’a voulu commenter l’affaire jeudi puisque le litige est maintenant devant les tribunaux. En fin de compte, ce sont les contribuables qui risquent de payer la facture à moins que le tribunal ne tranche en faveur de la Ville.