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Les clercs de Saint-Viateur encore devant la justice

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Au moins quatre religieux des clercs de Saint-Viateur sont visés par une deuxième demande de recours collectif pour des allégations d’agressions sexuelles sur des jeunes.

Le mois dernier, Le Journal publiait le cri du cœur d’une présumée victime d’un religieux, dans les années 1970. Il invitait d’autres hommes qui auraient été agressés par des clercs à se manifester à leur tour afin d’intenter un recours collectif.

À la suite de cette dénonciation publique, une vingtaine de personnes se sont jointes à la demande d’action collective, peut-on lire dans le document de Cour récemment déposé au palais de justice de Montréal.

Parmi eux, un policier de 49 ans, qui aurait été agressé dès l’âge de 14 ans par deux religieux, soit le frère Laurent Madore et le père Jean Pilon, dans les années 1980. Il n’aurait réalisé qu’en lisant l’article du Journal qu’il avait subi de l’abus à cette époque.

« Il décide alors de montrer l’article à sa conjointe, qui lui demande alors s’il a été agressé sexuellement par quelqu’un au Collège Bourget. Pour la première fois de sa vie, [il] avoue à voix haute qu’il a subi des agressions sexuelles », peut-on aussi lire.

L’homme aurait jusqu’alors « banalisé » ces agressions, réalisant avoir vécu tout ce temps « avec un secret empoisonné », indique également la requête.

« Tous les jours »

Un autre homme affirme pour sa part avoir été agressé « presque tous les jours pendant l’année scolaire » de 1978, à l’auditorium du Collège, au magasin de sport ou dans la chambre du frère Georges Montpetit.

Un autre demandeur dénonce les agressions du frère Gérard Lafontaine. Des gestes qui auraient débuté quand il avait 13 ans, en 1970, et qui auraient persisté pendant trois ans.

Selon Virginie Dufresne-Lemire, avocate responsable du recours, l’action collective viserait d’autres religieux, mais aussi des employés laïcs ayant œuvré au Collège Bourget, au noviciat, au Collège Outremont, à la colonie de vacances Ozanam ou tout autre établissement dirigé par la congrégation, depuis 1950.

Les clercs de Saint-Viateur ainsi que l’Institut Raymond-Dewar ont déjà versé 30 millions $ en dédommagement à plus de 150 sourds abusés sexuellement.