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Shipachyov triomphant à son retour

Vadim Shipachyov n’a pas fait long feu dans la LNH, lui qui n’aura disputé que trois matchs avec les Golden Knights.
Photo d’archives Vadim Shipachyov n’a pas fait long feu dans la LNH, lui qui n’aura disputé que trois matchs avec les Golden Knights.

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Il y a environ une semaine, Vadim Shipachyov était probablement l’un des joueurs de la Ligue nationale de hockey les moins heureux.

Profondément insatisfait de son début de carrière avec les Golden Knights de Vegas, il a tout fait pour mettre fin à son contrat et rentrer à la maison, malgré l’incertitude qui l’attendait.

Shipachyov, qui n’aura joué que trois matchs avec Las Vegas en inscrivant un but, n’a pas vraiment quitté la KHL dans les meilleures conditions. Son ancienne équipe, le SKA de Saint-­Pétersbourg, au sein de laquelle il faisait partie de l’une des lignes d’attaque les plus productives de la ligue, considérait le joueur comme un traître. Son départ vers l’autre côté de l’océan n’était pas vraiment anticipé, étant donné le fort côté patriotique de l’athlète.

En 2013, dans une affirmation que George McPhee, le directeur général des Golden Knights, aurait probablement aimé connaître avant de lui accorder son lucratif contrat, Shipachyov avait admis que, comme la majorité des autres joueurs, il n’a jamais rêvé de jouer dans la LNH.

« Je comprends Viktor Tikhonov », a mentionné Shipachyov en parlant de l’ancien attaquant des Coyotes de l’Arizona.

« Il habite en Amérique, c’est pourquoi il veut jouer là-bas. Mais moi, ma maison est ici, mes amis, ma famille et mes partisans aussi. »

Motivé par la curiosité

Si l’on en croit l’entourage de Shipachyov, son départ pour Vegas a probablement été davantage motivé par la curiosité.

La pression des gens autour de lui a probablement joué un rôle. Dans une entrevue réalisée en 2016, le principal intéressé a admis que son ancien coéquipier Artemi Panarin tentait sans arrêt de le convaincre d’amener son talent en Amérique du Nord.

En d’autres mots, Shipachyov renforce probablement l’image des joueurs russes qui sont très talentueux, mais distants, et pour qui la coupe Stanley est moins importante que les Jeux olympiques et la formation nationale.

Il semble être un joueur avec un caractère étrange pour devenir la première signature d’une équipe d’expansion, mais McPhee n’a probablement jamais rencontré un Russe qui ne l’ait pas impressionné.

Même s’il a pris sa retraite de la LNH en raison de promesses non respectées, ou, comme le rapportent certains médias, parce qu’il ne pouvait pas se passer du bortsch (mets traditionnel), il semble que l’entraîneur-chef du SKA Oleg Znarok n’était pas prêt à l’accueillir à bras ouverts.

Premièrement, des rumeurs disaient que la formation gonflée de l’équipe ne lui permettrait pas d’offrir un contrat à l’attaquant. Il est par la suite devenu évident que l’équipe nationale, qui est également dirigée par Znarok, n’inviterait pas Shipachyov.

De plus, lorsque le SKA lui a finalement offert un contrat, il s’agissait d’une simple entente d’un an pour la modique somme de 500 000 $, ce qui représente une grande baisse par rapport à son contrat dans la LNH.

En entrevue, lorsqu’il est revenu en Russie, Shipachyov a clairement fait comprendre qu’il croyait avoir été trahi par la décision des Golden Knights de l’envoyer dans la Ligue américaine.

Selon lui, le club a été sournois en lui faisant croire que l’équipe avait besoin de lui, mais ses intentions claires étaient de le pousser hors de la formation.

Peu importe les raisons de Vegas, Shipachyov a eu un beau retour à la maison en marquant un but important pour obtenir une victoire sur la route face à l’Admiral de Vladivostok, malgré qu’il ait joué moins de 14 minutes.

Keenan sur un siège éjectable ?

Lorsque Mike Keenan s’est fait donner les commandes du Kunlun Red Star, il était clair qu’il devenait le pivot de l’émergence du hockey en Chine.

Maintenant, il semble difficile de croire qu’il pourra conserver son emploi jusqu’à la nouvelle année.

Le Kunlun est devenu médiocre ces derniers mois, perdant 12 de ses 14 derniers matchs.

Lors d’un match, Keenan s’est vu imposer une pénalité mineure pour avoir mis en doute le travail d’un officiel, ce qui a offert une double supériorité numérique à ses adversaires.

Tout autre entraîneur de la KHL aurait déjà perdu son emploi, mais Keenan bénéficie d’une plus grande marge de manœuvre.

Toutefois, avec un affrontement prévu sous peu face au SKA, en plus de la perte de l’ancien joueur du Canadien de Montréal Andrei Kostitsyn pour une période d’au moins deux mois en raison d’une blessure, il n’y a pas beaucoup d’espoir à l’horizon.

Le chiffre de la semaine: 82

Il s’agit du nombre de points produits par le duo du Barys d’Astana composé des attaquants canadiens Linden Vey et Nigel Dawes. Les deux joueurs trônent au sommet du classement des pointeurs de la KHL avec 42 (Vey) et 40 (Dawes) points.

Pendant ce temps, leurs coéquipiers Kevin Dallman et Darren Dietz sont quatrième et cinquième dans la KHL pour le nombre de buts inscrits par des défenseurs.