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Apprendre à se protéger

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Photo afp George Parros est le nouveau directeur du département de sécurité des joueurs.

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Les jeunes joueurs qui font leurs débuts dans la LNH doivent apprendre à mieux se protéger. Ce n’est pas moi qui le dis, mais le nouveau directeur du département de sécurité des joueurs, George Parros. Le problème est le suivant.

« Les joueurs ont grandi en se faisant très peu frapper sur la glace, souligne le préfet de discipline. Lorsqu’ils avaient le dos au jeu, ils ne s’attendaient pas à être frappés, comme ça doit être le cas dans ce genre de situation. Dans la LNH, ils doivent mieux se protéger lorsqu’ils se font heurter, parce qu’ils n’anticipent pas la mise en échec, ce qui fait en sorte qu’ils entrent dans la bande de façon plus violente que par le passé. Avant les joueurs qui se faisaient frapper plaçaient un bras devant eux pour mieux absorber le contact. »

L’éducation avant tout

Depuis le début des années 2000, les jeunes jouent au hockey au niveau mineur avec un signe d’arrêt derrière leur chandail, au niveau du cou, afin d’éviter les mises en échec par-derrière et évidemment des blessures graves.

Cette génération de joueurs qui a grandi avec un signe d’arrêt sur leur chandail fait maintenant son arrivée dans la LNH.

« On a des jeunes qui arrivent dans notre ligue et qui ont grandi avec moins de contacts physiques et ils s’attendent justement à ce que ce soit la même chose chez les professionnels. On doit éduquer ces jeunes joueurs et c’est le début d’une discussion qu’on doit avoir », affirme Parros, qui a discuté de ce dossier lors de la réunion des directeurs généraux à Montréal vendredi.

Ceci explique donc un peu plus pourquoi Leo Komarov n’avait pas été suspendu à la suite d’une mise en échec sur Shayne Gostisbehere, le 28 octobre à Toronto. Parros avait estimé que le jeune défenseur des Flyers ne s’était pas bien protégé sur le jeu.

Des amendes à prévoir

On parle beaucoup de la hausse remarquée des pénalités pour coup de bâton au niveau des mains depuis le début de la saison. Lors de la réunion des directeurs généraux, Parros a prévenu tout le monde qu’il n’allait pas hésiter à décerner des amendes aux joueurs qui allaient donner des coups de bâton au niveau des mains aux agresseurs qui le font alors que la rondelle n’est pas dans les environs.

« À la première offense, je vais donner un premier avis au joueur fautif, mais à la deuxième, je vais imposer une amende, souligne George Parros. Je vais me concentrer sur les coups qui se donnent derrière le jeu, parce qu’il est essentiel de protéger les mains et le bout des doigts des joueurs. Ce n’est pas une nouvelle règle que je mets en place, je me sers simplement des pouvoirs qui me sont accordés. Évidemment que si le coup est violent et intentionnel, il y aura des suspensions comme ce fut le cas par le passé. »

Il faut dire que le directeur du département de discipline de la LNH a déjà sévi une première fois alors qu’il a présenté une amende de 5000 $ au défenseur Marco Scandella pour un coup de bâton qu’il a donné le 14 novembre à l’attaquant Patric Hornqvist, des Penguins.

Sur la bonne voie

Une chose est certaine, les joueurs se respectent de plus en plus sur la patinoire. Parros a expliqué que le nombre de suspensions et de blessures est en baisse dans la LNH, comparativement à l’an dernier, une tendance lourde depuis quelques saisons.

« Les matchs sont joués de la bonne façon présentement et souhaitons que ça va se poursuivre ainsi, même s’il y a eu des incidents regrettables la semaine dernière, souligne Parros, faisant référence aux suspensions qu’il a été forcé d’imposer à la suite des incidents entre les Flames et les Red Wings, mercredi, et le geste regrettable de Radko Gudas à l’endroit de Mathieu Perreault, jeudi.

PAS UNE EXCUSE... MAIS

Le Canadien a connu une dernière semaine très difficile et il n’amasse qu’un seul point en trois rencontres. Claude Julien ne se servira jamais des blessures comme excuse, mais il y a présentement six joueurs sur la liste des blessés et on parle ici de joueurs qui en majorité sont très importants pour les succès de l’équipe. On ne sait pas quand Carey Price reprendra l’entraînement, mais on espère du côté de la direction de l’équipe que ce sera cette semaine. L’autre gardien sur la liste des blessés, Al Montoya, qui souffre d’une commotion cérébrale, ne reviendra pas sous peu. Pour ce qui est des attaquants absents, soit Ales Hemsky, Nikita Scherbak et Artturi Lehkonen, c’est vraiment l’absence de ce dernier qui se fait sentir, alors que les dirigeants de l’équipe souhaitent qu’il soit de retour dans trois semaines. Chez les défenseurs, il est évident que l’absence de David Schlemko depuis le début de la saison en raison d’une fracture à la main, change la donne. Le Canadien serait évidemment une bien meilleure équipe si tous ces joueurs étaient en santé.

RIEN NE VA PLUS

Le visage du directeur général des Oilers, Peter Chiarelli, était sombre à la réunion des directeurs généraux de la LNH et avec raison. Son équipe est bourrée de talent offensif, mais elle n’a marqué que 50 buts en 20 rencontres cette saison, soit quatre de plus que les Sabres, la pire équipe à ce chapitre. Chiarelli croit qu’il sait pourquoi son équipe a de la difficulté à marquer. « On ne fait pas les petites choses nécessaires pour marquer des buts et tant qu’on ne fera pas ça, on va connaître des difficultés, » m’a indiqué le directeur général des Oilers. Reste qu’on doit aussi se demander si le poste de l’entraîneur-chef, Todd McLellan, n’est pas en danger. Cette équipe est bien meilleure que sa fiche, mais rien ne fonctionne pour le moment.

LE RÉVEIL DE DUCLAIR

Avant le match de samedi face aux Sénateurs, Anthony Duclair avait marqué trois buts et avait surtout été laissé de côté dans six des 11 rencontres de son équipe. Le deuxième tour du chapeau de sa carrière aura permis à son équipe de remporter un deuxième match de suite. La carrière du jeune joueur montréalais ne se déroule pas comme il le souhaitait et souvent ses entraîneurs lui reprochent son manque d’ardeur au travail. Il semble bien que Duclair ait compris le message alors que ses coéquipiers soulignent qu’il se donne beaucoup plus lors des entraînements.