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Un Tinder des rénovations

Un entrepreneur de la construction veut mettre en contact confrères et clients

Antoine Bouchard a eu l’idée d’Andiman alors qu’il cherchait des moyens de mieux remplir son horaire d’entrepreneur en rénovation. C’est de ce besoin de rejoindre des clients qu’est né le projet. Il veut ainsi mettre en contact entrepreneurs et clients.
Photo Stevens Leblanc Antoine Bouchard a eu l’idée d’Andiman alors qu’il cherchait des moyens de mieux remplir son horaire d’entrepreneur en rénovation. C’est de ce besoin de rejoindre des clients qu’est né le projet. Il veut ainsi mettre en contact entrepreneurs et clients.

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Un entrepreneur de la construction de Québec lancera sous peu une toute nouvelle application qui se veut le « Tinder de la rénovation ». Avec Andiman, il entend mettre en contact entrepreneurs et clients pour faciliter les travaux de tous genres.

Antoine Bouchard a eu l’idée d’Andiman il y a deux ans, en songeant à une façon de mieux remplir son horaire d’entrepreneur en rénovation. « Je pouvais être trois semaines sur un gros contrat et passer deux semaines à ne pas travailler parce que je n’avais pas de clients après », explique celui qui est derrière le site web et l’application actuellement en période de sociofinancement sur le site La Ruche.

Gage de qualité

L’entrepreneur espère faciliter la vie autant des clients que des entrepreneurs en rénovation en leur permettant de se rejoindre pour des contrats de travaux mineurs. « La rénovation stagne depuis les années 1970. Il n’y a eu aucune innovation de ce genre. Uber et Airbnb le font, pourquoi pas nous ? » questionne Antoine Bouchard.

Les clients ayant des travaux nécessitant de quelques heures à deux jours de travail trouveront sur l’application des entrepreneurs reconnus par la Régie du bâtiment du Québec. Menuisiers, plombiers, carreleurs, excavateurs, électriciens, tous les corps de métier pourront offrir leurs services et seront cotés selon la qualité de leur travail.

« Le taux horaire de base sera de 35 $, et plus la cote de l’entrepreneur est élevée, plus le taux monte, jusqu’à un maximum de 45 $. Ça permettra aux compagnies d’obtenir un bon salaire horaire et aux clients de ne pas payer trop cher tout en s’assurant un travail bien fait », souligne M. Bouchard.

Incitatifs pour les entrepreneurs

Une cinquantaine d’entrepreneurs se sont déjà inscrits au service qui sera lancé d’ici février. Antoine Bouchard souhaite voir ce nombre augmenter pour offrir le service dans plusieurs villes québécoises dès le lancement.

Pour inciter les entrepreneurs à embarquer dans l’aventure Andiman, Antoine Bouchard leur offrira une expérience clé en main. Pas de soumissions, pas de paperasse, il veut laisser les pros de la réno faire ce qu’ils font de mieux.

« Je veux qu’ils puissent se concentrer à 100 % sur les jobs, et nous on va gérer le reste », affirme l’entrepreneur qui s’est entouré d’une équipe d’avocats et de comptables pour ce volet. À chaque trimestre et en fin d’année les entrepreneurs recevront un rapport d’activités détaillé des contrats effectués à travers l’application. « On veut leur simplifier la vie. Ils n’auront pas à tout comptabiliser les heures, gérer les impôts, et tout, on le fait pour eux », insiste M. Bouchard, qui croit aussi que l’application permettra de diminuer le travail au noir.

Pour son lancement, Antoine Bouchard entend aussi offrir l’équivalent du prix de la licence RBQ en argent à tout entrepreneur qui s’engage à faire 300 heures avec Andiman. D’une valeur d’environ 1000 $, cet incitatif pourrait encourager certains travailleurs à se lancer en affaires. « Certains ont peur de faire le saut par peur de manquer de clients, mais avec l’application on va régler ce problème », croit M. Bouchard.