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Guy Ouellette de retour au sein du caucus libéral

Le député réclamait sa «réintégration immédiate»

« L’UPAC n’a toujours pas donné suite à son intervention, et nous avons tous des raisons légitimes de croire qu’il n’y aura pas de développement dans ce dossier avant longtemps », a fait valoir Guy Ouellette (photo), dans une lettre adressée à Philippe Couillard.
Photo Simon Clark « L’UPAC n’a toujours pas donné suite à son intervention, et nous avons tous des raisons légitimes de croire qu’il n’y aura pas de développement dans ce dossier avant longtemps », a fait valoir Guy Ouellette (photo), dans une lettre adressée à Philippe Couillard.

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Près d’un mois après son arrestation par l’UPAC, le député de Chomedey, Guy Ouellette, a finalement pu réintégrer le caucus libéral.

La présidente du caucus libéral, Filomena Rotiroti, en a fait l’annonce devant les journalistes après avoir consulté les membres de son aile parlementaire.

Elle s’est aussitôt rendue auprès du député de Chomedey pour lui confirmer la nouvelle.

« Je suis très heureux de retourner au caucus libéral », a réagi Guy Ouellette, au sortir d’une brève rencontre avec Mme Rotiroti et la whip en chef du gouvernement, Nicole Ménard.

En ce jour de mise à jour économique, le premier ministre a refusé de commenter le retour du député de Chomedey.

« C’est curieux, c’est à Carlos Leitao que je pense actuellement », a laissé tomber M. Couillard après la période des questions.

« Il avait quitté [au lendemain de son arrestation], puis il a décidé de revenir, alors on trouve que c’est correct », a indiqué, pour sa part, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier.

À suivre pour la présidence

Dans une missive envoyée au chef libéral mardi matin, M. Ouellette réclamait sa « réintégration immédiate » non seulement au sein du caucus du PLQ, mais aussi à la présidence de la Commission des institutions, fonction qu’il occupait avant son arrestation par l’UPAC.

« Après avoir rencontré la présidente du caucus et après avoir rencontré ma whip, on va continuer à être en discussion pour la commission », s’est limité à dire M. Ouellette à ce sujet.

Les membres de la Commission des institutions devaient d’ailleurs choisir leur nouveau président, mardi matin, mais leur réunion a été annulée peu de temps après que M. Ouellette ait envoyé sa lettre à M. Couillard.

« Aucune dent contre l’UPAC »

M. Ouellette ne craint pas d’être en conflit d’intérêts advenant qu’il revienne à la présidence de la commission chargée d’étudier le projet de loi 157 concernant l’UPAC.

« J’ai toujours été très objectif, s’est défendu le député de Chomedey, à son arrivée au parlement. J’ai 48 ans de service public [...], je ne pense pas que ça devrait me disqualifier. [...] Je n’ai absolument aucune dent contre l’UPAC. »

Dans sa lettre au premier ministre, M. Ouellette qualifie toutefois son arrestation par l’UPAC survenue le 25 octobre dernier « d’injustifiée » et signale que pour lui « les dommages collatéraux sont énormes ».

« L’UPAC n’a toujours pas donné suite à son intervention, et nous avons tous des raisons légitimes de croire qu’il n’y aura pas de développement dans ce dossier avant longtemps », souligne-t-il à la lumière de la décision rendue la semaine dernière par le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon.