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L’Université Laval se penche sur l'extrémisme et la radicalisation

L'établissement abordera ces thèmes lors de sa première semaine de la recherche en sciences sociales

Eugenie Brouillet vice-rectrice recherche
Photo Pierre-Paul Biron Eugénie Brouillet, vice-rectrice à la recherche, à la création et à l’idéation de l'Université Laval

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À l’approche du premier anniversaire de la tuerie de la Mosquée de Québec, l’Université Laval se penchera sur les questions de radicalisation et d’extrémisme lors d’une semaine de conférences prévue en décembre.

La tenue de la toute première Semaine de la recherche en sciences sociales n’est pas étrangère aux événements du 29 janvier 2017, confirme l’établissement. Ébranlée après qu’Alexandre Bissonnette, un de ses étudiants, ait présumément ouvert le feu et tué six personnes à la Mosquée de Québec, l’université veut discuter du phénomène pour prévenir d’autres tragédies du genre.

«C’était une réflexion qui était déjà en cours, mais ça a été un coup qui a amené une intensification, disons. On veut être ensemble pour se rappeler et continuer à poser des gestes concrets pour sensibiliser et contrer ce genre d’événement là», confie la vice-rectrice à la recherche, à la création et à l’idéation, Eugénie Brouillet, à propos du jour 1 de la programmation, complètement dédiée à la radicalisation, à l’extrémisme et au terrorisme.

Provoquer le débat

Au total, 12 conférences seront offertes sous le thème «Exclusion, discrimination et radicalisation : Les défis du vivre-ensemble» durant les trois jours de l’événement qui se tiendra du 4 au 6 décembre. Pour le volet radicalisation, quatre chercheurs aborderont les thèmes de l’islamophobie, de l’extrémisme politique, de l’extrême droite au Québec et du terrorisme. Des thèmes récurrents au cours des derniers mois auxquels la population sera invitée à réagir en participant aux conférences. 

«Pour l’instant, notre plus grand pourcentage de participants vient de la population et c’est une bonne nouvelle parce que c’est l’objectif de rapprocher les chercheurs et leurs travaux du grand public», souligne Lyse Langlois, vice-doyenne à la recherche.

La direction de l’établissement estime aussi qu’un débat mené par ses chercheurs pourra faire avancer les discussions de façon constructive. «Devant la multiplication des opinions tranchées, la recherche en sciences sociales propose un éclairage rempli de nuances. [...] Plus que jamais, on a besoin de ce regard-là», croit Eugénie Brouillet qui a par le fait même annoncé la création de deux nouvelles chaires de recherches qui seront dévoilées le 4 décembre.

Commémoration prévue

L’Université Laval prévoit aussi organiser une commémoration le 29 janvier prochain pour marquer le premier anniversaire de la tuerie de la mosquée où l’un de ses professeurs, Khaled Belkacemi, a perdu la vie. Sans préciser si l’événement se tiendrait en partenariat avec les cérémonies organisées par la ville de Québec et le Centre culturel islamique, la vice-rectrice à la recherche a confirmé que l’université planchait sur quelque chose.

«C’est un événement qu’on voudra vivre avec tous les membres de la communauté universitaire et les gens de la région. Il y aura un lien avec le campus, mais sur la forme que ça prendra, nous sommes à attacher les derniers éléments avant d’annoncer quelque chose», a assuré Mme Brouillet.