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Sommet du G7: la sécurité préoccupe les citoyens

Quelque 200 personnes de La Malbaie ont exprimé leurs inquiétudes lors d’une assemblée d’information

Assemblee de citoyens Securite G7 La Malbaie 2018
Le Journal de Québec Les quelque 200 citoyens rassemblés dans une école de La Malbaie ont fait part de leurs nombreuses préoccupations quant à la tenue du sommet du G7, dans leur région.

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LA MALBAIE | La future organisation du sommet du G7, prévue dans Charlevoix en juin 2018, a tenté de calmer mercredi soir les inquiétudes de quelque 200 citoyens préoccupés par les enjeux de sécurité, de mobilité et de retombées économiques.

À un peu plus de six mois de la visite des principaux chefs d’État de la planète, les résidents de La Malbaie ont assisté en grand nombre à une première assemblée d’information qui avait lieu à l’école secondaire du Plateau.

Même si des groupes de manifestants s’organisent déjà, les citoyens présents ne craignent pas de voir des dérapages comme en 2001 lors du Sommet des Amériques à Québec ou ailleurs dans d’autres rencontres internationales tenues près d’un centre-ville enfumé par les gaz. Bien des questions demeurent toutefois sans réponses à l’heure actuelle pour les commerçants.

« Ce qui tarde à venir, ce sont les informations plus précises. Les clients veulent savoir si le casino et le golf seront ouverts. Est-ce que la sécurité risque de faire peur aux gens ? Pour l’accès, il n’y a que deux routes, alors le contrôle ne m’inquiète pas », a affirmé Denis Cloutier, de l’Auberge des Falaises.

Terrorisme

« Avez-vous pensé au gros terrorisme ? C’est quand même possible », a questionné un autre. « On ne vous cache rien. Nous en sommes très conscients », a répondu sans donner trop de détails le surintendant Michel Saurette, directeur général, services de protection et événements majeurs.

Par ailleurs, il a été possible d’apprendre que tous les 9000 citoyens de La Malbaie seront accrédités afin de pouvoir circuler normalement et vaquer à leurs activités habituelles. Des niveaux de sécurité supplémentaires s’ajouteront en se rapprochant du « périmètre dur » au Fairmont Le Manoir Richelieu, un site entièrement clôturé pour l’occasion.

D’autres propriétaires se sont interrogés sur l’effet de cette clôture sur leur environnement ou de l’installation des tours de communication qui pourraient nuire au paysage. « Je ne pense pas aux manifestants ou aux dégâts, surtout par la façon dont nous sommes situés. Il n’y aura pas de problème », a ajouté Gérald Cayer.

Des indemnités financières

Les entreprises qui subiront des impacts négatifs seront indemnisées par le gouvernement canadien. Nous aurons un programme de compensation qui sera mis en place. Nous allons prendre nos responsabilités », a lancé Daniel Desfossés, directeur général, planification.

« S’il y a une perte de revenus, on compense. Nous avons encore beaucoup de planification à faire » a précisé la directrice des communications du sommet, Alexandra Young, qui prévoit une autre assemblée citoyenne en février.

« Enfermés pendant deux jours, ils vont le voir quand, notre beau Charlevoix ? », a aussi lancé une citoyenne.

Dates importantes à venir

15-16 novembre 2017 - Lancement du processus de mobilisation

5-6 décembre 2017 -  Première visite des ambassades

1er janvier 2018 - Le Canada assume la présidence de l’événement

Avril-mai 2018 - Préparation intensive des sites

Fin mai 2018 - Arrivée des délégations

7-8 juin 2018 - Arrivée des dirigeants

8-9 juin 2018 - Sommet du G7 dans Charlevoix

Après le sommet - Remise en état et suivi des engagements

31 décembre 2018 - Fin de la présidence canadienne du G7

Des réactions

« Je n’ai pas peur d’avoir peur. J’ai hâte au G7 et toutes les retombées qui vont rejaillir sur Charlevoix. On ne peut pas refuser une occasion d’or. On est ouvert au monde. »

— Jean Lajoie, ancien maire de Pointe-au-Pic et préfet de la MRC de Charlevoix-Est

« À l’occasion de tous ces sommets, il y a des manifestants et personne ne veut les avoir dans sa cour. Vous avez sûrement prévu une façon d’encadrer ces gens-là. »

— Gilles Tremblay

«J’ai une maison ancestrale de 1860 et je tiens à la garder propre. On s’en vient installer une tour de communication chez mon voisin et c’est comme si elle était dans ma cour. On dit que ça va rester. Ce n’est pas très joli. On aurait pu la mettre plus discrète. »

— André Dufour