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Lien rapide Québec-Montréal: «Québec serait extrêmement gagnante»

Le maire de Québec, Régis Labeaume
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE Le maire de Québec, Régis Labeaume

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L’idée d’un lien rapide entre Montréal et Québec lancée en fin de semaine par le premier ministre Philippe Couillard séduit les politiciens de la capitale et réjouit les groupes qui font la promotion du monorail.

En discours de clôture du congrès des membres de son parti dimanche, M. Couillard a marqué sa volonté de doter le Québec d’« une liaison moderne, durable, futuriste entre notre capitale nationale et notre métropole ».

Des mots qui sonnent comme de la musique aux oreilles du maire de Québec, Régis Labeaume. « Je suis d’accord. Si on était une société moderne dans ce pays-là, on aurait un TGV comme en Europe. Je le dis depuis 10 ans et je le pense encore. »

« C’est une bonne idée », dit M. Labeaume qui, encore la semaine dernière, discutait d’un éventuel projet de train à grande fréquence avec le PDG de VIA Rail. «Québec serait extrêmement gagnante.»

Du côté de Lévis, le maire Gilles Lehouillier accueille l’idée avec enthousiasme. « S’il y a des améliorations de transport collectif entre Québec et Montréal, entre Québec et Lévis, on va toujours applaudir à ça parce que c’est essentiel dans nos communautés. »

Quant au monorail auquel le premier ministre a fait référence, les deux groupes qui en font la promotion se réjouissent de l’intérêt porté. Jean-Paul Marchand, qui travaille avec Pierre Couture, l’inventeur du moteur-roue au sein du groupe
TrensQuébec, était « surpris » de l’intervention de M. Couillard. Il doit avoir dans les prochaines semaines une rencontre avec des représentants du gouvernement.

«Faisable»

Pour lui, il est probable qu’un banc d’essai de 200 millions $ pour un premier 5 km de voies puisse être payé entièrement par le privé. Un monorail complet entre Québec et Montréal coûterait 12 millions $ du kilomètre, soit entre 3 et 3,5 milliards $. Le réseau rejoindrait Québec par le pont de Québec, ce qui est « faisable », selon M. Marchand.

Le représentant de la Coop MGV, Patrick Leclaire, affirme quant à lui que les ingénieurs de son groupe ont contacté ceux de la Ville de Québec et «selon nos hypothèses, c'est faisable de les incorporer à la structure actuelle».

Même si la technologie n'est pas encore à point et pourrait ne l'être que dans trois ans, dans un scénario idéal, M. Leclaire indique que l'annonce de Philippe Couillard. «Là où ça va faire une grosse différence, c'est qu'on avait un peu de difficulté à aller chercher des partenaires commerciaux et industriels. Et là, je reçois des courriels et des appels.»