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Hôtel-Dieu de Lévis: une manifestation pour améliorer la sécurité du personnel et des patients

Hôtel-Dieu de Lévis: une manifestation pour améliorer la sécurité du personnel et des patients
Photo Sophie Côté

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Quelque 200 membres de la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec), dont de nombreuses infirmières, ont manifesté vendredi midi devant l'aile psychiatrique de l'Hôtel-Dieu de Lévis au lendemain d'un «autre» incident, après lequel un patient a été arrêté pour séquestration.

Hôtel-Dieu de Lévis: une manifestation pour améliorer la sécurité du personnel et des patients
Photo Sophie Côté

«Besoin de ratios sécuritaires», «On a notre quota», «À bout de souffle», «Des ratios pour nous sauver la peau» : voilà quelques-uns des slogans scandés par les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes rassemblées lors de cette courte manifestation.

Séquestration

En soirée jeudi, un patient de 30 ans a été arrêté pour séquestration à l'endroit d'un autre patient de 58 ans, dans l’aile psychiatrique du centre hospitalier lévisien.

Le premier homme, après avoir tenté de fuir l'établissement sans succès en raison des portes verrouillées, aurait monté dans un ascenseur avant d’actionner un bouton pour le bloquer entre deux étages, alors qu’un autre bénéficiaire s’y trouvait avec lui.

Ce dernier a porté plainte à la police, à la suite de l'intervention de patrouilleurs. L'aide des pompiers a été nécessaire pour déverrouiller l'ascenseur.

«Pour nous, c’est vraiment l’illustration malheureuse de ce qui se passe dans le réseau : la sécurité des soins est en péril au Québec», a dénoncé la nouvelle présidente de la FIQ, Nancy Bédard, qui n’a pas hésité à qualifier l’incident de « prise d’otage».

Ratios sécuritaires

Essentiellement, les manifestants, réunis tous près en congrès annuel au Centre de congrès et d’expositions de Lévis, demandent des actions immédiates de l’employeur pour obtenir des ratios de soins sécuritaires.

Selon le syndicat, une centaine d'incidents et accidents mettant la sécurité des patients ou des employés en péril sont survenus dans la dernière année et demie à l'Hôtel-Dieu de Lévis, dont des objets dangereux trouvés dans les chambres et des agressions physiques.

Le «chaos»

«Ici, il y a deux ans, on a coupé de dizaines de postes d’infirmières auxiliaires, en santé mentale notamment. C’est le chaos depuis ce temps-là», a souligné Mme Bédard, ajoutant que «1326 événements du même type» que celui de jeudi soir à Lévis surviennent «tous les jours» au Québec.

La nouvelle présidente de la FIQ, qui succède officiellement à Régine Laurent depuis ce vendredi, a indiqué qu’il s’agissait d’un pur hasard si la manifestation avait lieu au lendemain du lancement du « livre noir de la sécurité des soins » de la FIQ, dans lequel l’organisation syndicale dit avoir «son quota» et réclame justement «des ratios sécuritaires professionnelles en soins/patient-e-s».