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Montréal signe la Déclaration de Paris visant l’éradication du VIH/SIDA en 2030

La mairesse de Montréal, Valérie Plante.
Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS La mairesse de Montréal, Valérie Plante.

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MONTRÉAL | La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’engage à ce que la métropole fasse sa part dans la lutte incessante qui est menée contre le VIH/SIDA. Elle a pour ce faire signé vendredi la Déclaration de Paris, qui vise l’éradication de l’épidémie en 2030, près d’un demi-siècle après sa découverte.

Montréal devient ainsi la première ville canadienne à entériner la Déclaration de Paris, qui est déjà soutenue par de nombreuses grandes villes à travers le monde.

Lors de la signature, vendredi, Valérie Plante était notamment entourée du docteur José M. Zuniga, président de l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC), du docteur Richard Massé, directeur régional de santé publique de Montréal, et du docteur Réjean Thomas, ambassadeur montréalais de l’IAPAC et président et fondateur de la clinique médicale L’Actuel. La Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS) était aussi représentée.

«La Ville de Montréal accueille des institutions, des chercheurs et des médecins parmi les plus reconnus mondialement dans le dépistage et la lutte contre le VIH/SIDA. De plus, Montréal se distingue par ses communautés hautement mobilisées dans la lutte contre la discrimination des personnes vulnérables au VIH. C’est avec une grande fierté que je signe aujourd’hui la Déclaration de Paris, permettant à Montréal de rejoindre officiellement les autres villes qui participent à cette initiative pour agir localement à l’éradication de l’épidémie du VIH/SIDA dans le monde», a dit la mairesse Plante, par communiqué.

En vertu de cette signature, Montréal se joint aux efforts pour éradiquer le VIH/SIDA d’ici 2030, mais c’est d’abord en s’impliquant dans l’objectif 90-90-90 qu’elle pourra faire une différence localement. L’objectif 90-90-90 vise à ce que, d’ici 2020, 90 % des séropositifs connaissent leur statut sérologique, 90 % des personnes qui connaissent leur séropositivité soient mises sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement antirétroviral aient une charge virale indétectable.

Le programme cherche par ailleurs à faire tomber toute forme de discrimination et de stigmatisation.

«Atteindre les objectifs 90-90-90 pour éradiquer le VIH/SIDA est un projet de société dont le plus grand défi est l’élimination de la discrimination et le respect des droits de la personne, de toutes les personnes. C’est la discrimination et la peur d’être stigmatisé qui freinent le dépistage, réduisent l’accès au traitement et fragilisent le maintien des patients dans un corridor de soins. C’est contre ces préjugés et leurs impacts qu’il faut lutter, entre autres, pour que Montréal devienne une ville sans VIH/SIDA », a dit le docteur Réjean Thomas, bien connu pour son engagement dans la lutte contre la maladie, mais aussi l’accompagnement des gens qui en sont atteints.

«Le portrait du VIH à Montréal s’est grandement transformé depuis l’apparition de l’épidémie dans les années 1980, notamment grâce à la mobilisation des communautés les plus concernées. En mettant en place une réponse coordonnée misant sur le déploiement de stratégies efficaces axées sur les populations prioritaires, nous souhaitons réduire considérablement le fardeau du VIH chez les Montréalais et les Montréalaises», a indiqué de son côté le docteur Richard Massé, directeur régional de santé publique de Montréal.